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¶ 161. II. UNE COMMUNAUTÉ NOURRICIÈRE
F)  Femmes et hommes — Nous affirmons, à l’instar des Saintes-Écritures, l’humanité commune de l’homme et de la femme qui ont tous deux la même valeur aux yeux de Dieu. Nous rejetons la notion erronée selon laquelle un sexe serait supérieur à l’autre, qu’un sexe doit lutter contre l’autre, et que l’un des sexes peut recevoir de l’amour, bénéficier de pouvoir et d’estime aux dépens de l’autre. Nous rejetons particulièrement l’idée que Dieu a créé des individus en tant que fragments incomplets qui ne peuvent être entiers que dans une union l’un avec l’autre. Nous exhortons les femmes et les hommes à partager le pouvoir et le contrôle, à apprendre à donner et recevoir librement, à être complets et à respecter la plénitude de l’autre. Nous recherchons pour chaque individu la possibilité et la liberté d’aimer et d’être aimé, de réclamer et d’obtenir justice et de pratiquer l’autodétermination de façon éthique. Selon nous, la diversité des sexes est un don de Dieu visant à augmenter la variété et la richesse des expériences humaines et des points de vue ; nous mettons en garde contre les attitudes et les traditions qui utiliseraient ce don précieux pour rendre l’un des sexes plus vulnérable que l’autre dans le cadre relationnel.

G)  La sexualité humaine — Nous affirmons que la sexualité est un don précieux de Dieu à toutes les personnes. Nous appelons chacun à exercer une intendance responsable de ce don sacré.

Bien que toute personne, mariée ou non, soit un être sexué, les relations sexuelles sont affirmées par une alliance dans le cadre d’un mariage monogame et hétérosexuel.

Nous déplorons toute forme de commercialisation, d’abus ou d’exploitation du sexe. Nous demandons  un respect rigoureux au niveau mondial des lois sur l’exploitation sexuelle des enfants, ainsi qu’une protection adéquate, l’apport d’une direction et de conseils pour les enfants abusés. Toute personne, quel que soit son âge, son sexe, son état civil ou son orientation sexuelle a droit au respect de ses droits humains et civils, et a le droit d’être protégée contre la violence. L’Église doit soutenir la famille par la diffusion d’une éducation appropriée sur la sexualité aux enfants, aux jeunes et aux adultes.

Nous affirmons que toutes les personnes sont des individus dont la valeur est sacrée, créées par Dieu. Toutes les personnes ont besoin du ministère de l’Église dans leur lutte pour s’épanouir, et elles ont besoin du réconfort spirituel et affectif procuré par une amitié qui puisse concilier la relation avec Dieu, autrui et soi-même. L’Église méthodiste unie ne sanctionne pas la pratique de l’homosexualité et considère cette pratique incompatible avec l’enseignement chrétien. Nous affirmons que la grâce de Dieu est disponible pour tous. Nous cherchons à vivre ensemble dans une communauté chrétienne accueillante, clémente et emplie d’amour les uns pour les autres, comme le Christ nous a aimés et acceptés. Nous implorons les familles et les paroisses de ne pas rejeter ou condamner leurs membres et amis lesbiennes et gay. Nous nous engageons à être en ministère pour et avec toutes les personnes.

H)  Violence et abus dans la famille — Nous reconnaissons que la violence et les abus dans la famille — sous toutes les formes : verbale, psychologique, physique, sexuelle — portent préjudice à l’alliance de la communauté humaine. Nous encourageons l’Église à assurer un environnement sûr, à apporter des conseils et un soutien aux victimes, et à aider l’agresseur à comprendre les causes profondes de ses actions et les différentes formes de violence afin de corriger son comportement. Quelle que soit la cause des abus, la victime et l’agresseur ont besoin de l’amour de l’Église. Bien que nous déplorions les actions de l’agresseur, nous affirmons que cette personne a besoin de l’amour rédempteur de Dieu.

I) Sévices sexuels — Les expressions sexuelles violentes, irrespectueuses ou abusives ne confirment pas la sexualité en tant que don de Dieu.  Nous rejetons toutes les expressions sexuelles qui portent préjudice à l’humanité que Dieu nous a donnée, et nous n’affirmons que l’expression sexuelle qui met en valeur cette humanité. Nous estimons que les relations sexuelles où l’un des partenaires exploite, se montre abusif envers l’autre ou pratique l’infidélité, sont en dehors des paramètres des comportements chrétiens acceptables, et que ces comportements sont destructeurs pour l’individu, la famille ainsi que pour l’ordre social. Nous déplorons toute forme de commercialisation et d’exploitation du sexe ayant pour conséquence d’avilir et de dégrader la personne humaine. Perdre sa liberté et être vendu à des fins sexuelles est une forme d’esclavage ; nous dénonçons ce type de commerce et nous soutenons les personnes abusées ainsi que leur droit à la liberté.

Nous demandons un respect rigoureux des lois au niveau mondial interdisant l’exploitation sexuelle ou l’utilisation des enfants par des adultes, et nous encourageons les efforts visant à engager la responsabilité juridique et financière des coupables. Nous demandons l’établissement de services de protection adéquats, ainsi que l’apport d’une direction et de conseils pour les enfants maltraités.

J)  Harcèlement sexuel — Nous considérons que la sexualité humaine est un don de Dieu. L’un des usages abusifs de ce précieux don de Dieu est le harcèlement sexuel. Nous définissons le harcèlement sexuel comme étant tout commentaire, avance ou demande à caractère sexuel, fait de façon importune, par expression verbale ou physique, étant raisonnablement perçu par le destinataire comme étant dévalorisant, intimidant ou coercitif.  Le harcèlement sexuel doit être compris comme relevant d’une relation de pouvoir plutôt qu’une question d’ordre exclusivement sexuel. Le harcèlement sexuel comprend, sans s’y limiter, la création d’un environnement de travail hostile ou abusif découlant d’une discrimination fondée sur le sexe d’une personne. Contrairement à la communauté nourricière ou l’individu peut s’épanouir, le harcèlement sexuel crée des conditions inconvenantes, coercitives et abusives, dans toutes les couches de la société où il se produit. Le harcèlement sexuel sape l’objectif social d’égalité des chances et de climat mutuellement respectueux entre hommes et femmes. Une attention importune à caractère sexuel est répréhensible et discriminatoire. Le harcèlement sexuel entrave la mission morale de l’Église.

P)  Agression sexuelle — Toute agression sexuelle est répréhensible. Nous affirmons le droit de toute personne de vivre à l’abri des agressions sexuelles ; nous encourageons les efforts des forces de l’ordre pour poursuivre en justice les auteurs de tels crimes, et nous condamnons le viol sous toutes ces formes. Peu importe où se trouve la personne, les vêtements qu’elle porte, qu’elle soit sous l’emprise de drogues ou d’alcool, qu’elle se soit comportée avec coquetterie, qu’elle soit de sexe féminin ou masculin, et peu importe les circonstances.

Q)  Pornographie — Les Saintes-Écritures nous enseignent que l’être humain a été créé à l’image de Dieu, et que nous devons rendre compte à Dieu en ayant des relations justes. Les images sexuelles peuvent célébrer une sexualité humaine vertueuse par une représentation positive dans l’art, la littérature et la pédagogie. Nous déplorons toutefois les images qui dénaturent cet aspect vertueux et nuisent à des relations sexuelles saines.

Nous nous opposons à toute forme de pornographie, et nous considérons que son usage est une forme d’inconduite sexuelle constituant une faute grave. La pornographie s’entend de documents à caractère sexuel décrivant des actes de violence, d’abus, de coercition, de domination, d’humiliation, et de dénigrement à des fins d’excitation sexuelle. La pornographie constitue une exploitation sexuelle et revient à faire de la femme et de l’homme des objets. Tout document sexuellement explicite représentant des enfants est abominable, et les enfants en sont victimes. La pornographie peut détruire la vie privée, la vie professionnelle et détruire une relation.

Nous nous affligeons de la présence généralisée de la pornographie sur Internet, y compris parmi les chrétiens, et nous nous affligeons de son impact sur les jeunes et sur le mariage.

L’Église est appelée à transformer et guérir toutes les personnes qui subissent les effets nocifs de la pornographie. Les congrégations doivent envoyer un message clair d’opposition à la pornographie et d’engagement envers un environnement sain pour tous. Nous encourageons les stratégies visant à éradiquer la pornographie, à soutenir les victimes, et à assurer des conversations transparentes et ouvertes ainsi qu’une éducation sur la sexualité et l’éthique sexuelle. Nous estimons aussi qu’une personne peut être réinsérée et qu’elle doit avoir la possibilité de recevoir un traitement ; par conséquent, les paroisses devront rechercher des moyens d’apporter un soutien et des soins pour traiter les problèmes d’addiction. En outre, toutes les paroisses sont encouragées à examiner et mettre à jours leurs politiques relatives à la protection des enfants, de la jeunesse et des adultes afin de refléter la position de l’Église méthodiste unie, à savoir que l’usage de la pornographie est une forme d’inconduite sexuelle constituant une faute grave. En encourageant l’éducation, la prévention et le chemin du rétablissement pour toutes les personnes touchées par la pornographie, nous vivons notre compréhension wesleyenne de la grâce et de la guérison.

R) Intimidation — L’intimidation est un problème croissant dans certaines parties de la connexion. C’est un facteur contributif au suicide et à la violence que l’on constate dans certaines cultures aujourd’hui. Nous affirmons le droit de toute personne, indépendamment de son sexe, son statut socio-économique, sa race, sa religion, son handicap, son âge, son apparence physique, son orientation sexuelle ou son identité de genre, d’être à l’abri de comportements agressifs importuns et de tactiques de contrôle nocives.

Nous sommes l’Église, et nous pouvons jouer un rôle central pour mettre fin à se problème. Nous exhortons les paroisses à rechercher des occasions de formation pour répondre aux besoins des personnes qui ont subi des intimidations et aux besoins des auteurs d’intimidations. Nous demandons aussi aux églises d’apporter un soutien aux personnes en position d’autorité qui pourraient témoigner ou être appelées à intervenir en faveur des victimes d’intimidations. Les paroisses sont vivement encouragées à prendre contact avec les associations et établissements scolaires locaux dans le cadre de cet effort.

Nous encourageons les églises à adopter, dans leurs sphères d’influence, une politique de tolérance zéro envers l’intimidation, y compris la cyberintimidation ; à défendre les personnes qui subissent de l’intimidation ; et à assumer un rôle de leadership pour intervenir dans les écoles et dans la communauté en vue d’empêcher l’intimidation.

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PRINCIPES SOCIAUX​
F)  Droits des femmes — Nous affirmons que les femmes et les hommes sont égaux dans chaque aspect de leur vie commune. Par conséquent, nous demandons instamment que tous les efforts soient déployés en vue d’éliminer les stéréotypes concernant les rôles de chaque sexe et dans la description de la vie de famille, ainsi que dans tous les aspects de la participation des individus à l’Église et à la société, à titre bénévole ou rémunéré. Nous affirmons le droit des femmes à l’égalité de traitement en matière d’emploi, de responsabilités, de promotions et de salaires. Nous affirmons l’importance des femmes dans les postes à responsabilités à tous les niveaux de l’Église et de la société, et nous exhortons les organes concernés à garantir la présence des femmes grâce à des politiques d’emploi et de recrutement à cet effet. Nous soutenons Affirmative Action comme étant une méthode susceptible de corriger les inégalités et les pratiques discriminatoires au sein de notre Église et de notre société. Lorsque la mutation d’un employé doit être envisagée, nous demandons instamment aux employeurs de l’Église et de la société de tenir compte des deux parties dans les familles où les deux conjoints travaillent. Nous affirmons le droit des femmes à vivre à l’abri de la violence et des abus, et nous exhortons les gouvernements à adopter des lois qui protègent les femmes contre toutes les formes de violence et de discrimination dans tous les secteurs de la société.

G) Droits des hommes — Dans la mesure où nous affirmons que les femmes et les hommes sont égaux dans chaque aspect de leur vie commune, nous affirmons aussi le droit des hommes. Nous affirmons l’égalité des chances à l’emploi, à la prise de responsabilités et aux promotions. Les hommes ne doivent pas être ignorés, ni perdre des possibilités ni de l’influence parce qu’ils sont des hommes.

Nous reconnaissons que les hommes sont aussi victimes de violences conjugales et d’abus. Nous encourageons les communautés à leur offrir les mêmes politiques et protections que celles qui sont prévues pour les femmes dans des situations similaires. Nous affirmons le droit des hommes de vivre à l’abri de la violence et des abus, et nous exhortons les gouvernements à adopter des politiques qui protègent les hommes contre toutes les formes de violence et de discrimination dans tous les secteurs de la société.

Nous reconnaissons que le rôle des hommes dans l’éducation des enfants est d’une importance égale à celui des femmes, et nous demandons qu’ils aient des droits égaux à ceux des femmes en matière de congé parental. Lorsque les parents divorcent, les hommes ont souvent moins de contact avec les enfants. Nous demandons un accès égal à la garde des enfants, mais nous soulignons que l’intérêt de l’enfant doit toujours prévaloir.

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LA COMMUNAUTÉ ÉCONOMIQUE
E)  Pauvreté — En dépit de la richesse générale dans les pays industrialisés, une majorité de personnes dans le monde vit dans la pauvreté. Pour répondre aux besoins de base que sont l’alimentation, les vêtements, l’éducation, les soins de santé et autres nécessités de la vie, il faut trouver des moyens de partager les ressources du monde de façon plus équitable. Les progrès technologiques, s’ils s’accompagnent de pratiques économiques abusives, appauvrissent les personnes et font que la pauvreté se perpétue. La pauvreté due à des catastrophes naturelles et à des changements environnementaux est en augmentation ; il faut accorder attention et soutien à cet état de choses. Les conflits et les guerres appauvrissent les populations de tous les côtés d’un conflit ; c’est pourquoi il est important d’œuvrer en faveur de solutions pacifiques.

En tant qu’Église, nous sommes appelés à soutenir les pauvres et à défier les riches. Pour commencer à atténuer la pauvreté, nous soutenons notamment les politiques suivantes : maintien d’un revenu suffisant, instruction de qualité, logement décent, formation professionnelle, possibilités d’obtenir un bon emploi, soins médicaux et hospitaliers de qualité, humanisation et révisions profondes des programmes d’assistance sociale, travail en faveur de la paix dans les zones de conflit, et efforts pour protéger l’intégrité de la création. Dans la mesure où des salaires bas sont souvent cause de pauvreté, les employeurs devraient payer leurs employés un salaire qui n’obligent pas ceux-ci à déprendre de l’aide publique pour se nourrir et subvenir à leurs besoins.

Dans la mesure où nous reconnaissons que pour réduire la pauvreté à long terme il faut aller au-delà de la fourniture de services et d’emplois pour les pauvres – car ils pourraient être retirés – nous mettons l’accent sur des mesures qui bâtissent et maintiennent la richesse des populations pauvres, y compris les stratégies de développement d’actifs suivantes : ouverture de comptes d’épargne, programmes de développement de micro-entreprises, programmes pour permettre l’accession à la propriété, conseils et formations à la gestion financière. Nous appelons les églises à développer ces ministères ainsi que d’autres ministères, afin de promouvoir l’acquisition d’actifs parmi les pauvres. Nous sommes particulièrement attentifs aux pays du Sud où les besoins en investissements et en micro-entreprises sont pressants. Nous sollicitons le soutien à des politiques qui encourageront une croissance économique équitable dans les pays du Sud et dans le monde, afin d’assurer des possibilités justes pour tous.

La pauvreté a souvent des causes systémiques ; par conséquent, nous ne considérons pas les personnes pauvres comme moralement responsables de leur condition économique.

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VII. NOTRE CREDO
Nous croyons en Dieu, Créateur du monde ; et en Jésus-Christ, Rédempteur de la création. Nous croyons au Saint-Esprit, par lequel nous reconnaissons les dons de Dieu, et nous nous repentons du pêché que nous avons commis en utilisant ces dons à des fins idolâtres.

Nous affirmons que le monde naturel est l’œuvre de Dieu et nous nous consacrons à sa préservation, à son amélioration et à son utilisation fidèle par l’humanité.

Nous recevons avec joie pour nous-mêmes et pour autrui la bénédiction de la communauté, de la sexualité, du mariage et de la famille.

Nous nous engageons envers les droits des hommes, des femmes, des enfants, de la  jeunesse, des jeunes adultes, des personnes âgées et des personnes handicapées ; envers l’amélioration de la qualité de la vie ; et envers les droits et la dignité de toutes les personnes.

Nous croyons au droit et à l’obligation de toute personne de travailler pour la gloire de Dieu et pour son propre bien, ainsi que pour le bien des autres et, ce faisant, pour la protection du bien-être de chacun ; nous croyons aux droits à la propriété comme témoignage de confiance de la part de Dieu, à la négociation collective, ainsi qu’à une consommation raisonnable ; et à l’élimination de la détresse économique et sociale.

Nous nous consacrons à la paix à travers le monde, aux règles de justice et de droit parmi les nations, et à la liberté individuelle pour tous les peuples du monde.

Nous croyons au triomphe présent et final de la Parole de Dieu dans les affaires humaines, et nous acceptons avec joie notre mandat de manifester la vie de l’évangile dans le monde. Amen.

(Il est recommandé de mettre cette déclaration de Principes sociaux continuellement à la disposition des Chrétiens Méthodistes Unis, et d’y faire régulièrement référence de façon accentuée dans chaque congrégation. Il est en outre recommandé que notre « Credo social » soit utilisé fréquemment au culte du dimanche.)

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Infractions condamnables et prescription
1.  Un évêque, un membre du clergé membre d’une conférence annuelle (¶ 370), un pasteur local,9  un membre du clergé dans un emplacement honorable ou administratif, ou un ministre diaconal peuvent être traduits en justice (s’il n’y a pas prescription selon le ¶ 2702.4)10 pour une ou plusieurs des infractions suivantes : (a) immoralité y compris, mais sans s’y limiter, le non-respect de la règle de chasteté dans le célibat ou de fidélité dans le mariage ;11 (b) pratiques déclarées par l’Église Méthodiste Unie comme étant incompatibles avec les enseignements chrétiens12  y compris, mais sans s’y limiter : être une personne homosexuelle ouvertement déclarée ; ou diriger des cérémonies qui célèbrent les unions homosexuelles ; ou officier des cérémonies de mariage de personnes du même sexe ;13 (c) crime ; (d) désobéissance à l’ordre et à la discipline de l’Église Méthodiste Unie ; (e) dissémination de doctrines contraires aux normes établies par l’Église Méthodiste Unie ; (f) des relations et/ou un comportement qui sape le ministère d’un autre pasteur ;14 (g) maltraitance d’enfants ;15 (h) abus sexuels ;16 i) inconduite sexuelle 15 y compris l’utilisation ou la possession de pornographie ; (j) harcèlement y compris, mais sans s’y limiter, harcèlement racial et/ou sexuel ; (k) discrimination raciale ou sexiste ; ou (l) malversations fiscales.

2. Un évêque, un membre du clergé membre d’une conférence annuelle, ou un ministre diaconal peuvent être traduits en justice lorsque l’organe approprié recommande leur départ involontaire.17

 9. Cf. Décision 982 du Conseil judiciaire.

10. La prescription est entrée en vigueur le 1er janvier 1993. Toutes les infractions alléguées s’étant produites avant cette date sont prescrites. Cf. Décisions 691, 704 et 723 du Conseil judiciaire.

11. Les termes « y compris mais sans s’y limiter . . .  » sont apparus pour la première fois dans le Livre de Discipline de 2004, avec entrée en vigueur le 1er janvier 2005.

12. Cf. Décisions 702, 984, 985 et 1185 du Conseil judiciaire.

13. Les termes « y compris mais sans s’y limiter . . .  » sont apparus pour la première fois dans le Livre de Discipline de 2004, avec entrée en vigueur le 1er janvier, 2005.

14. Cf. Décision 702 du Conseil judiciaire.

15. Cette infraction a pour la première fois été listée séparément comme infraction condamnable dans le Livre de Discipline de 1996, avec entrée en vigueur le 27 avril 1996. Cf. Décision 691 du Conseil judiciaire.

16. Cf. Décisions  736 et 768 du Conseil judiciaire.

17. Cf. Décision 767 du Conseil judiciaire.

INVESTIGATIONS, PROCÈS ET APPELS ¶ 2702

3.  Un membre pratiquant au sein d’une église locale peut être accusé des infractions suivantes et peut, le cas échéant, choisir d’avoir un procès : (a) immoralité ; (b) crime ; (c) désobéissance à l’ordre et à la discipline de l’Église Méthodiste Unie ; (d) dissémination de doctrines contraires aux normes établies par l’Église Méthodiste Unie ; (e) abus sexuels ; (f) inconduite sexuelle ;18  (g) maltraitance d’enfants ; (h) harcèlement, y compris mais sans s’y limiter, harcèlement racial et/ou sexuel ; (i)  discrimination raciale ou sexiste ; (j) relations et/ou comportements qui sapent le ministère de personnes en fonction à un poste ; ou (k) malversations fiscales.

4.  Prescription — Aucune plainte judiciaire ou accusation ne sera prise en compte si les faits allégués n’ont pas été commis dans les six ans qui précèdent immédiatement le dépôt de la plainte d’origine ; sauf dans les cas d’abus sexuels ou de maltraitance d’enfants, et dans les cas d’immoralité ou de crime, lorsque le ou les faits allégués incluent des allégations d’abus sexuels ou de maltraitance d’enfants ; le cas échéant, il n’y aura pas de prescription (¶ 2704.1a).15

Le temps passé en congé autorisé ne sera pas considéré comme faisant partie des six ans.

5. Moment de l’infraction — Une personne ne sera pas accusée d’avoir commis une infraction si, au moment des faits, les faits ne constituaient pas une infraction condamnable. Toute accusation portée devra l’être conformément aux termes du texte du Livre de Discipline en vigueur au moment des faits allégués, sauf dans les cas d’immoralité ou de crime, lorsque le ou les faits allégués incluent des allégations d’abus sexuels ou de maltraitance d’enfants. Le cas échéant, l’accusation portée devra être conforme aux termes du texte du Livre de Discipline au moment où l’accusation aura été portée. Toute accusation doit se rapporter à une action listée au nombre des infractions condamnables dans la Discipline.

 18. Cette infraction a pour la première fois été listée séparément comme infraction condamnable dans le Livre de Discipline de 2000, avec entrée en vigueur le 1er janvier 2001. Cf. Décision 691 du Conseil judiciaire.

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SOUTIEN AUX FAMILLES DES MEMBRES DU CLERGÉ 2023.
Depuis plusieurs années, les membres du clergé, qu’ils soient mariés ou célibataires, expriment leur inquiétude par rapport au stress qu’ils ressentent dans leurs congrégations. L’expression « la vie dans un aquarium » décrit la façon dont Frank J. Stalfa, pasteur et thérapeute, voit la vie du pasteur et du conjoint [le mari ou la femme de pasteur], et des membres de leur famille au sein des congrégations locales. L’image est cruellement exacte pour décrire la situation que peut vivre un pasteur : des attentes irréalistes, des frontières quasi inexistantes entre la vie professionnelle et la vie privée, des existences perturbées, des crises dans la carrière du pasteur ou dans les programmes éducatifs, des demandes sans limites de la part des paroissiens et la pression ressentie par le conjoint et les enfants du pasteur (EP), qui ont l’impression que leurs besoins personnels ou professionnels ne comptent pas, et qu’ils doivent être des chrétiens « modèles ».

Le syndrome EP (enfant de pasteur) apparaît dans des études sur les enfants et les jeunes issus d’une famille de pasteur ; ces études parlent de la pression ressentie par les enfants de pasteur à donner l’exemple aux autres enfants par un comportement exemplaire (l’élève brillant, la fille/le fils modèle, l’adolescent qui réussit tout) avec pour conséquence de limiter l’individualité et le développement de ces enfants et adolescents. Les retraites organisées par les conférences annuelles sont l’occasion pour les EP (PK en anglais) de recevoir un appui et des encouragements, ou de partager les pressions et les joies qu’ils vivent. Les blogs sont aussi un lieu d’expression pour les EP (www.preacherkids.com). Les congrégations prennent conscience qu’elles sont essentielles au bien-être des enfants de pasteur.

L’enquête menée en 2009 sur les conjoints et les familles de pasteurs par la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes (GCSRW), en collaboration avec le Conseil général de l’Enseignement supérieur et du Ministère (GBHEM), le Conseil général des Pensions et Avantages sociaux (GBOPHB) et le Conseil général du Discipolat (GBOD) a reçu 3 100 réponses de la part des conjoints de membres du clergé de l’Église Méthodiste Unie. Le résultat de l’enquête fait écho aux réponses d’un sondage mené en 1992 concernant les facteurs contributifs au stress dans les familles de pasteurs : temps insuffisant passé ensemble, utilisation de l’argent, niveau de revenu, difficultés de communication, désaccord sur les activités de loisirs, difficultés dans l’éducation des enfants, divergences concernant le choix entre la carrière du pasteur et celle du conjoint. L’une des conclusions particulièrement troublantes du sondage fut que 80 % des pasteurs ont dit considérer que leur ministère pastoral avait un impact négatif sur leur famille. L’enquête de 2009 sur les conjoints de pasteurs et leur famille a révélé des impressions similaires de la part des conjoints, et elle a mis en lumière les changements qui se  produisent parmi les conjoints.

Bien que la majorité des conjoints soient des femmes, un nombre croissant de conjoints sont des hommes. Cette nouvelle donne fait apparaître que le « rôle » de conjoint de pasteur est plus lié au sexe de la personne qu’au « poste » de conjoint d’un membre du clergé. Parmi les différences de traitement réservé aux hommes mariés à une femme pasteur, on notera particulièrement ce qui suit : au lieu d’être appelés conjoint de membre du clergé, ils sont désignés comme « homme marié à une ministre » ; par ailleurs, les attentes formulées envers les épouses de pasteurs telles que la garde des enfants, faire partie d’un chœur, enseigner à l’école du dimanche ou participer au culte ne sont pas formulées envers les hommes conjoints de pasteurs. Chez les conjoints hommes, le maintien d’une identité personnelle et professionnelle distincte ne semble pas être aussi difficile que dans le cas de nombreuses épouses de pasteurs qui luttent pour préserver du temps pour leur travail, leur famille ou poursuivre une formation. Cela suggère que les attentes envers les conjoints de membres du clergé sont non seulement ancrées dans les traditions, mais dépendent aussi du sexe de la personne. Des recherches plus poussées pourraient guider l’Église dans la façon d’exercer un ministère efficace auprès des conjoints de pasteurs et auprès des congrégations pour les accompagner dans cette transition des rôles.

Ce qui change aussi est le rôle « traditionnel » de soutien assuré par le conjoint de pasteur. Les générations précédentes de conjoints de pasteurs étaient en général disponibles pour assurer un rôle de leadership supplémentaire au sein de l’église locale. Cependant, l’enquête de 2009 a révélé une situation actuelle très différente car les conjoints de pasteurs travaillent à plein temps (55 %), à temps partiel (17 %), et seuls 12 % sont au foyer ;  30 % des conjoints de pasteurs ont un diplôme universitaire et 43 % ont un diplôme de 2e ou 3e cycle, ce qui fait d’eux l’un des groupes les plus diplômés de notre dénomination ; parmi les personnes sondées, on dénombre 78 % de femmes, 21,7 % d’hommes ; 70 % considéraient que leurs enfants étaient satisfaits d’être « enfants de pasteur », et 18 % des parents ont indiqué qu’ils ne savaient pas comment leurs enfants évaluaient cette expérience ; 80 % des conjoints en sont à leur premier mariage et indiquent un taux de satisfaction très élevé concernant leur couple (N.B. : cette enquête n’a pas pu atteindre les conjoints divorcés de membres du clergé ÉMU) ; et 49 % sont dans la tranche d’âge de 51 à 64 ans, avec au total 38 % en dessous de 50 ans. La nature changeante du rôle de conjoint de pasteur n’a pas encore modifié les nombreuses attentes émises par les congrégations. (The Clergy Spouses and Families in the United Methodist Church Survey [Enquête sur les conjoints et les familles des membres du clergé au sein de l’Église Méthodiste Unie] 2009, )

Bien que l’enquête de 2009 ait montré que le rôle de conjoint de pasteur et les attentes envers eux sont en train de changer, elle a aussi révélé que les conjoints ont le sentiment d’être invisibles ou seuls, de faire l’objet de ragots et d’hostilité, que leurs besoins d’un logement sûr et de qualité ou leurs aspirations professionnelles ne sont pas pris en considération ; il y aussi la méfiance chronique ressentie s’ils cherchent un conseil matrimonial ou familial de peur que l’Église (au niveau local et de la conférence annuelle) ne les perçoivent comme étant « perturbés », ces impressions demeurent trop fréquentes parmi les conjoints de nos pasteurs.

Il serait inconcevable que les congrégations imposent délibérément le stress et la douleur que peuvent causer le fait de vivre dans un « aquarium ». Les paroissiens ne trouveraient certainement pas acceptable que leurs attentes et leurs exigences (verbales ou tacites) puissent causer de la douleur et des souffrances aux familles des membres du clergé.

Une communauté chrétienne pour toutes nos familles

En tant que Méthodistes Unis, nous envisageons des églises et des congrégations où tous les enfants de Dieu sont les bienvenus à la Table, tous sont nourris, respectés pour les dons et les talents qui leurs sont propres, et transformés pour être Christ envers les autres dans le monde. Nous sommes une Église de disciples, chacun est pleinement impliqué dans la transformation du monde indépendamment de son statut familial.

Notre Église accorde beaucoup de valeur à ses familles, pourtant les besoins et les crises vécues par nos familles de pasteurs ne peuvent pas rester inaperçus, non identifiés et non traités. Les familles des membres du clergé sont comme toutes les autres familles, elles ont des forces et des tensions similaires à toutes les familles. Comme toutes les familles, elles ont besoin d’un espace privé et de limites qui protègent leur vie personnelle.

Que peut-on faire ?

Les rôles des conjoints de pasteurs et de leur famille sont uniques et ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur. Ces rôles sont toutefois essentiels au bien-être et au succès du ministère du pasteur. Assurer la santé émotionnelle, spirituelle, physique et économique des familles de nos pasteurs est un ministère à recommander à chaque congrégation et à chaque conférence annuelle. Reconnaissant que les membres du clergé ont des familles qui sont différentes les unes des autres, avec des besoins propres à chacune, les paroissiens peuvent :

1. Examiner leurs propres attitudes, perceptions et attentes afin d’identifier celles qui ne sont pas réalistes ;

2. Se poser les questions qui permettront de déceler tout sexisme ou racisme dans les attentes qu’ils entretiennent et les suppositions qu’ils font : Si tel conjoint de pasteur ou membre de sa famille appartenait à un autre sexe ou une autre race, aurais-je les mêmes attentes ? Ferais-je les mêmes suppositions ? Réagirais-je différemment si elle/il était un membre de la famille d’un paroissien ?

3. Se souvenir que les pasteurs et leur famille sont des êtres humains ayant une vie privée et une vie professionnelle ;

4. Permettre aux familles de pasteurs de s’exprimer en sécurité et sincèrement lorsque la tension monte ;

5. Encourager les familles de pasteurs à chercher de l’aide ; prendre l’initiative de fournir des ressources et un soutien ;

6. Régulièrement clarifier leurs attentes et faire en sorte qu’elles soient réalistes, sachant que les piédestaux sont fait pour les statues ;

7. Réserver du temps à la famille et protéger les frontières de la vie familiale ;

8. Fournir un presbytère convenable, salubre, propre, sûr et de qualité (que la famille du pasteur devra traiter avec soin et respect) étant entendu que ce logement est le foyer de la famille du pasteur et non pas un prolongement de la propriété de l’église.

Les congrégations peuvent partager les modèles efficaces et renouvelants qui fonctionnent dans les régions épiscopales et les conférences annuelles y compris, mais sans s’y limiter, les modèles suivants :

1. Conférence annuelle de l’Iowa  What Do I Do If . . .?  (Que faire si … ?) Ce guide pratique destiné aux conjoints de pasteurs leur est distribué lors de la consécration ou de l’ordination du membre du clergé.

2. La conférence annuelle de Floride a créé un programme qui nourrit, guérit, et offre des soins préventifs aux membres du clergé et à leur famille, Shade and Fresh Water (Ombre et eau fraîche)(L’approche en trois parties comprend une présence thérapeutique pour les familles en crise ou dans le besoin, notamment un accompagnement avec conseils professionnels et un espace sûr ; un programme préventif pour les familles de pasteurs en transition entre deux nominations ; et un programme qui offre un modèle sain de vie équilibrée.)

3. Divers programmes, orientations et initiatives d’organismes tels que le Center for Ministry, le Center for Pastoral Effectiveness and Spiritual Direction, et des sites Web tels que Desperate Preacher ’s Site (Le Site du prédicateur désespéré), PreachersKids.com et spouseconnect. blogspot.com sont disponibles.

4.  www.gcsrw.org/Clergyspouse – Site Web pour publier des articles, annoncer des événements, des retraites, ou diffuser des ressources pour les conjoints de pasteurs et leur famille.

5. Le livre How the Other Half Lives: The  Challenges Facing Clergy Spouses and Partners (Comment vit l’autre moitié : Les défis à relever pour les conjoints et partenaires de pasteurs), Johnna Fredrickson et William A. Smith. Éditions The Pilgrim Press, Cleveland, Ohio, 2010.

6. Clergy Housing Handbook: Parsonages (Guide pratique du logement pour les pasteurs : Les presbytères) disponible sur www.gcsrw.org/clergyspouse     :

Ce recueil des meilleures pratiques provenant des conférences annuelles offre des recommandations pour le logement et des listes de contrôle visant à faciliter une communication ouverte, saine et compatissante entre les membres du clergé, leur conjoint, leur famille et les paroissiens.

7. Collaboration continue entre la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes, le Conseil général de l’Enseignement supérieur et du Ministère, le Conseil général des Pensions et Avantages sociaux, le Conseil général du Discipolat, et la Commission générale sur la Religion et la Race.

En conséquence, il est résolu que la Conférence Générale de l’Église Méthodiste Unie demande à chacun des groupes suivants de répondre à la crise croissante qui sévit parmi les familles de notre clergé :

1. La Commission générale sur le statut et le rôle des femmes collaborera avec le Conseil général de l’Enseignement supérieur et du Ministère, le Conseil général des Pensions et Avantages sociaux et le Conseil général du Discipolat pour convoquer un sommet visant à traiter les questions qui touchent les conjoints de pasteurs et leur famille, identifier  et promouvoir les ressources pertinentes et efficaces qui existent déjà, planifier l’élaboration de ressources supplémentaires en vue de répondre à ces préoccupations, et proposer des recommandations législatives à la Conférence Générale de 2016.

2. Les évêques, les cabinets et les conseils du ministère ordonné promouvront des ressources, des modèles de formation et d’orientation spécifiques pour les conférences annuelles et un accompagnement avec conseils d’assistance pour tous les membres du clergé et leur famille.

3. Les comités pour les relations personnel-paroisse utiliseront des stratégies et des ressources de formation pour répondre à ces préoccupations spécifiques des membres du clergé et de leur famille.

4. Les surintendants de district et leur conjoint peuvent être sollicités pour assurer un leadership et fournir des exemples de stratégies réussies à utiliser en faveur des familles de pasteurs. Les surintendants traiteront cette question en priorité dans leur travail avec les congrégations locales lors des transitions et pour les nominations reconduites.

5. Les commissions sur le statut et le rôle des femmes au sein des conférences annuelles mèneront une enquête auprès des conjoints et des familles de pasteurs pour assister les conférences annuelles, les évêques et leur cabinet, ainsi que les agences générales à recueillir des données et créer des ressources et des stratégies pour répondre aux défis auxquels les familles de pasteurs sont confrontées.

6. La Commission générale sur le statut et le rôle des femmes hébergera une page sur son site Web www.gcsrw.org consacré à la publication de ressources disponibles, de liens et d’annonces sur les événements des conférences annuelles se rapportant aux ministères de soutien aux conjoints de pasteurs et leur famille.

7. La Commission générale sur le statut et le rôle des femmes publiera une page sur son site www.gcsrw.org the Clergy Housing Handbook: Parsonages (Guide pratique du logement pour les pasteurs : Les presbytères) gratuit, facilement accessible pour les églises locales, le conseil d’administration des conférences annuelles, les conseils personnel-paroisse, les évêques et leur cabinet, les conseils du ministère ordonné, et les commissions sur le statut et le rôle des femmes.

8. Le résultat des recherches, les données et les conclusions tirées par GCSRW et les autres conseils généraux et agences de l’Église seront publiés sous forme de document de synthèse qui sera mis à disposition par les conférences annuelles Méthodistes Unies et autres dénominations ou organes religieux.

ADOPTÉ EN 2004

AMENDÉ ET RÉADOPTÉ EN 2012

RÉSOLUTION N° 2023, LIVRE DES  RÉSOLUTIONS 2008, 2012 

RÉSOLUTION N° 22, LIVRE DES  RÉSOLUTIONS 2004 

Cf. Principes sociaux, ¶ 161B

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2046. L'éthique sexuelle fait partie intégrante de la formation au leadership ministériel
Contexte : Une enquête menée en 2005 par la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes (ci-après, GCSRW), « Le harcèlement sexuel au sein de l’Église Méthodiste Unie », a révélé un nombre important de cas de harcèlement sexuel dans les paroisses et églises locales, et dans les séminaires (Sexual Harassment in The United Methodist Church, Gail Murphy-Geiss, Chicago : Commission générale sur le statut et le rôle des femmes, 2005). Une étude de 2009 intitulée Sex and the Seminary: Preparing Ministers for Sexual Health and Justice (Sexe et séminaire : Préparer les ministres en vue d’une approche saine et juste de la sexualité) a révélé que peu de séminaires offraient des cours complets sur la sexualité aux professionnels religieux, et que la plupart des séminaristes obtiennent leur diplôme sans avoir pris de cours sur la sexualité. En outre, les professeurs en cours de titularisation sont les moins susceptibles d’enseigner des cours liés à la sexualité. L’une des recommandations principales du rapport est que les séminaires rendent obligatoire de suivre un cours sur la sexualité humaine et le respect de limites personnelles saines dans le cadre professionnel (Sex and the Seminary: Preparing Ministers for Sexual Health and Justice, Kate M. Ott, New York: Religious Institute, 2009).

Depuis 1996, l’Église Méthodiste Unie demande « aux facultés théologiques liées à l’Église Méthodiste Unie de dispenser une formation sur la prévention et l’éradication du harcèlement sexuel, des abus sexuels et de l’inconduite sexuelle dans le cadre des relations ministérielles » (Livre des Résolutions 2008, p. 139 ; voir aussi Livre des Résolutions 1996, p. 131). L’Église Méthodiste Unie a aussi exhorté les séminaires à traiter les questions de la pornographie et de l’addiction à la pornographie (Livre des Résolutions 2008, pp. 155-56). Certaines facultés ont mené une action positive en enseignant l’éthique professionnelle et l’éthique sexuelle dans le cadre du ministère, et certains membres du corps professoral déploient des efforts considérables pour s’occuper des aspects éthiques de la profession ministérielle. Ces efforts relèvent toutefois du dévouement personnel des membres du corps professoral et des administrateurs, ils ne sont donc pas encore intégrés aux structures institutionnelles de formation en séminaire. (Cette dynamique s’observe au-delà de l’enseignement théologique méthodiste. Dans une étude déterminante de 400 pages sur la formation du clergé effectuée par la fondation Carnegie Foundation for the Advancement of Teaching, les questions liées à l’éthique et au respect des limites personnelles ne sont mentionnées que trois fois, brièvement.  Educating Clergy: Teaching Practices and Pastoral Imagination (Formation du clergé : Pratiques pédagogiques et imagination pastorale), Charles Foster, Lisa E. Dahill, Lawrence A. Golemon, et Barbara Wang Tolentino, San Francisco: Jossey-Bass, 2006, pp. 173, 315 et 338.) L’Église Méthodiste Unie désire que l’éthique professionnelle ne repose pas uniquement sur l’engagement personnel d’un membre du corps professoral à titre individuel, mais qu’elle fasse au contraire partie intégrante et planifiée du tissu de la formation ministérielle. L’Église Méthodiste Unie appelle les séminaires et les établissements dispensant des Cours de conférence à renforcer les parties existantes du cursus qui traitent déjà de l’éthique professionnelle, pour en faire bénéficier les Méthodistes qui se préparent à assumer un rôle de leadership ministériel.

Un groupe œcuménique pluridisciplinaire, pluriethnique, diversifié sur le plan racial, composé d’universitaires, de membres du clergé et de consultants a convenu à l’unanimité de la nécessité d’améliorer les structures de la formation professionnelle du clergé. Un nombre important de personnes et de groupes ont été inclus et consultés pour l’élaboration d’une stratégie visant à améliorer la formation à l’éthique professionnelle des Méthodistes Unis qui se préparent à un rôle de leadership ministériel. En avril 2010, GCSRW a organisé un séminaire d’une journée destiné au corps professoral, aux administrateurs et consultants, avec la participation du Conseil général de l’Enseignement supérieur et du Ministère (GBHEM) pour examiner les questions liées à la préparation ministérielle et à l’inconduite sexuelle, afin d’émettre des recommandations pour y répondre. Des renseignements sur ce séminaire, ainsi que des ressources et mises à jour sur ce projet ont été mises à disposition en ligne pendant toute la durée de développement et d’essai des principes directeurs suivants : http://umsexualethics.org/Education/SeminaryCurriculumDevelopment.aspx.) Deux participants au séminaire, provenant de séminaires Méthodistes différents se sont engagés à offrir un cours pilote sur l’éthique sexuelle dans le ministère au semestre d’automne 2010. GCSRW a reçu un rapport sur le succès remporté par ces cours facultatifs en janvier 2011. Entre-temps, GCSRW a organisé des séances d’écoute et des ateliers pédagogiques avec deux autres séminaires Méthodistes Unis pendant l’année universitaire 2010 – 2011. Par ailleurs, des réunions sont prévues avec chaque professeur des séminaires Méthodistes Unis d’ici à 2014. En janvier 2011, GCSRW a collaboré avec les organismes Faith Trust Institute et Religious Institute pour présenter une table ronde et un atelier pédagogique à l’organisation Society of Christian Ethics sur le thème « Enseigner la sexualité du point de vue de l’éthique professionnelle » (Teaching Sexuality from a Professional Ethics Perspective). (Cette session a pu être organisée en partie grâce à une subvention du centre Wabash Center for Teaching and Learning in Theology and Religion, qui est financé par la fondation Lilly Endowment Inc. ; le centre est situé au Wabash College de Crawfordsville, en Indiana). GCSRW a aussi présenté ses travaux dans ce domaine aux participants de « Do No Harm 2011 », un sommet national sur l’éthique sexuelle ayant réuni les dirigeants Méthodistes Unis (MU) de 56 conférences annuelles à Houston (Texas) en janvier 2011.

À l’issue de ces consultations avec le corps professoral, les administrateurs, le personnel des agences générales et les consultants, GCSRW proposent le plan suivant :

1. Fixer des objectifs pédagogiques relatifs à l’éthique professionnelle pour le ministère, à intégrer dans le cursus de la maîtrise en théologie (Masters of Divinity, ci-après MDiv) ;

2. Promouvoir l’élaboration d’une série de modules de formation avec des ressources pour chaque cours MDiv fondamental, adapté à chaque discipline étudiée : théologie, éthique, évangélisme, études bibliques, enseignement sur le terrain, etc. (y compris chacun des domaines d’études fondamentaux requis pour un diplôme en théologie de deuxième cycle en vue de l’ordination MU, Livre de Discipline 2008, ¶ 324.4a);

3. Encourager l’utilisation intentionnelle du cursus implicite (par ex. : règlement relatif au plagiat et codes d’honneur des étudiants) pour donner l’exemple d’une bonne éthique professionnelle, ainsi que des règlements, procédures et mécanismes de jugement des inconduites adaptés ;

4. Élaborer des stratégies visant à renforcer la collaboration entre les séminaires MU, ainsi qu’entre les séminaires, GCSRW et les autres agences générales et les conseils du ministère ordonné.

Chaque étape représente une collaboration continue avec le corps professoral, les administrateurs et le personnel des agences générales. Pour être optimale, la formation professionnelle au leadership ministériel ne doit pas se cantonner à un sujet, une classe ou une discipline universitaire mais plutôt englober la totalité du cursus fondamental, sa philosophie et une expérience parallèle à l’enseignement ministériel. L’objectif primordial est que chaque personne qui se prépare à un rôle de leadership ministériel au sein de l’ÉMU, et qu’elle maîtrise et pratique l’éthique professionnelle, l’éthique sexuelle, le respect de limites personnelles saines, et le souci de soi (self-care).

En conséquence, il est résolu que l’Église Méthodiste Unie demande l’élaboration d’un programme rigoureux de préparation ministérielle à l’éthique professionnelle, à l’éthique sexuelle, au respect de limites personnelles saines et au souci de soi (self-care), afin que ces notions deviennent des normes dans l’enseignement dispensé dans les séminaires Méthodistes Unis et en Cours de conférence. Les objectifs pédagogiques, compétences fondamentales et contenus suivants devront s’appliquer aux étudiants des programmes MDiv dans tous les séminaires MU, tous les séminaires approuvés par le sénat universitaire, et aux Cours de conférence pour les pasteurs locaux autorisés à exercer.

Objectifs  — Tout futur dirigeant ministériel doit :

1. Comprendre que des limites personnelles saines sont indispensables à l’établissement de rapports de confiance pour assurer son ministère ;

2. Reconnaître que l’éthique sexuelle dans le ministère est une question d’utilisation du pouvoir à bon escient et de nécessité d’éviter les abus, plutôt qu’une question exclusivement liée à la « moralité sexualité » ;

3. Comprendre l’importance de l’éthique professionnelle, y compris les politiques et les attentes de sa propre dénomination ;

4. Apprendre le rôle des procédures de jugement dans la prévention et la réponse à une inconduite sexuelle du clergé ;

5. Être bien informé sur la sexualité humaine, sur sa propre sexualité, et savoir comment gérer des sentiments d’ordre sexuel envers un paroissien et inversement ;

6. Apprécier le fait que l’intégrité sexuelle contribue à la plénitude spirituelle, et qu’elle est vitale à la formation ministérielle et à la santé de l’individu;

7. Maîtriser les ressources bibliques et théologiques pour tous les points susmentionnés.

Compétences — Les candidats au ministère sont tenus :

1. de faire des choix de vie sains et de bien gérer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ;

2. d’être conscients de leur propre sexualité ;

3. de pouvoir aborder les questions de sexualité avec aisance ;

4. d’acquérir les compétences nécessaires pour assurer des soins pastoraux et la direction d’un culte sur les questions de sexualité ;

5. de s’engager à assurer la justice sexuelle au sein de la congrégation et dans la société en général.

Contenus — Les étudiants étudieront les matières suivantes :

1. Théologie du pouvoir, privilèges, abus (y compris les sujets suivants : devoir fiduciaire du ministère ; paradigme d’éthique professionnelle ; conflits d’intérêts ; limites personnelles saines ; prédateurs vs vagabonds) ;

2. Sexualité humaine (y compris les sujets suivants : relations sentimentales, intimité, équilibre vie professionnelle/vie privée ; grossesse, contraception et avortement ; pornographie et assujettissement de la personne ; honte et abus ; consentement et vulnérabilité ; aspects génétiques, culturels, et physiologiques du genre et de la sexualité) ;

3. Inconduite sexuelle dans le ministère (y compris les sujets suivants : violation des limites personnelles ; procédures de jugement pour rendre la justice ; voile du secret ; utilisation inappropriée des réseaux sociaux et des technologies de communication) ;

4. Soins pastoraux (y compris les sujets suivants : prise en charge des victimes de violences sexuelles et d’abus ; transfert ; relations duelles ; confidentialité et bon usage des informations ; recommandations) ;

5. Meilleures pratiques dans le ministère (y compris les sujets suivants : cybersécurité, sanctuaires sûrs (Safe Sanctuaries: Reducing the Risk of Child Abuse in the Church [Sanctuaires sûrs : Réduire le risque de maltraitance des enfants dans l’Église], Joy T. Melton, Nashville: Discipleship Resources, 1998) ; communication saine, souci de soi pour le clergé ; éducation sexuelle tout au long de la vie ; exercer un ministère auprès des délinquants sexuels).

Ce tronc commun d’attentes fournira une base de préparation pour les dirigeants ministériels au sein de l’ÉMU. La formation régulière, mise à jour, relative à l’éthique sexuelle est obligatoire pour tous les membres du clergé nommés ; elle peut s’appuyer sur ce tronc commun afin de ne pas devoir recommencer au point de départ chaque fois (Livre des Résolutions 2008, p. 139). Les comités de district sur les ministères ordonnés et les conseils du ministère ordonné des conférences annuelles peuvent exiger que les candidats à un poste de clergé aient une connaissance opérationnelle et une bonne compréhension de ces facettes de l’éthique professionnelle et de la sexualité au sein du ministère avant d’être affectés à une église. La formation continue des membres du clergé pendant leur résidence peut aussi s’appuyer sur ce tronc commun.

Il est en outre résolu que GCSRW continuera son travail pour améliorer la formation à l’éthique professionnelle des Méthodistes Unis qui se préparent à un rôle de leadership ministériel. En particulier, GCSRW continuera à suivre le plan en quatre étapes décrit ci-dessus.

Deuxième étape : GCSRW continuera à encourager et équiper tous les membres pour traiter les questions se rapportant spécifiquement à leur discipline. GCSRW collaborera avec des groupes issus du corps professoral pour élaborer une série de modules de formation et de ressources pour chaque cours MDiv fondamental, adapté à chaque discipline étudiée : théologie, éthique, évangélisme, études bibliques, enseignement sur le terrain, etc. (y compris chacun des domaines d’études fondamentaux requis pour un diplôme de deuxième cycle en théologie en vue de l’ordination MU, Livre de Discipline 2008, ¶ 324.4a).

Troisième étape : simultanément à la mise en place de la deuxième étape, GCSRW collaborera avec les séminaires pour gérer la formation parallèle et extérieure au cursus des étudiants du séminaire. Spécifiquement, GCSRW fixera des principes directeurs pour l’utilisation intentionnelle du cursus implicite (par ex. : règlement relatif au plagiat et codes d’honneur des étudiants) afin de donner l’exemple d’une bonne éthique professionnelle, ainsi que des règlements, procédures et mécanismes de jugement des inconduites adaptés ;

Quatrième étape : GCSRW élaborera des stratégies visant à renforcer la collaboration continue entre les séminaires MU, ainsi qu’entre les séminaires, GCSRW et les autres agences générales et conseils du ministère ordonné). GCSRW a déjà commencé ce travail en participant à une table ronde intitulée « Improving the Gatekeeping Function by Seminaries and Denominations » (Améliorer la fonction de gardien assurée par les séminaires et les dénominations) organisée par l’organisme Faith Trust Institute en mars 2011.

Mesurer la façon dont nous assumons nos responsabilités : Les séminaires ont une grande flexibilité pour contextualiser leurs formations en vue d’atteindre les objectifs fixés. Chaque séminaire est libre de façonner son cursus et ses cours de la façon la plus adaptée à sa propre structure. Ces principes directeurs ne spécifient pas qu’un cours supplémentaire d’un semestre (ex. : 3 heures de cours hebdomadaires pendant 1 semestre) est exigé pour recevoir l’ordination (bien que ce soit l’une des possibilités pour atteindre les objectifs listés ci-dessus), mais plutôt que ces objectifs doivent être atteints au cours de l’ensemble des études menant au diplôme en théologie (MDiv) ou à l’issue de cinq années de Cours de conférence. Il est prévu que les administrateurs de séminaires coordonnent la façon dont ces sujets seront abordés dans les différents cours, et comment chaque compétence sera acquise et chaque objectif atteint au cours de la formation, indépendamment de la formule choisie.

Il est en outre résolu que l’Église Méthodiste Unie demande :

1. aux comités de district sur les ministères ordonnés et aux conseils du ministère ordonné des conférences annuelles de considérer que les diplômés des séminaires et Cours de conférence – dès la promotion débutant ses cours en 2013 – doivent avoir atteint les objectifs, acquis les compétences, et étudié les contenus indiqués ;

2. à chaque séminaire de soumettre à GCSRW, au plus tard en janvier 2014, son plan pour atteindre les objectifs susmentionnés ;

3. aux directeurs de Cours de conférence d’également soumettre leur plan à GCSRW, au plus tard en septembre 2014 ;

4. à GCSRW d’assister le doyen responsable des études ou tout autre administrateur de chaque séminaire à interpréter ces objectifs, préparer un plan vérifiant la conformité des actions prévues, et mesurer la réussite du programme ; et

5. à GCSRW de fournir un rapport contenant les résultats de cet effort à la Conférence Générale de 2016.

ADOPTÉ EN 2012

RÉSOLUTION n° 2046,  LIVRE DES  RÉSOLUTIONS  2012

Cf. Principes sociaux, ¶ 161J

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3427. Éradiquer la violence sexuelle et la violence sexiste
Toute la création est sacrée au regard de Dieu. Dans la mesure où il arrive souvent que les femmes et les enfants, entre autres personnes, soient ignorés, abusés, et violés nous exhortons les paroisses à renouveler leur engagement à interdire la violence contre les femmes et les enfants sous toutes ses formes.

La violence peut prendre des formes multiples ; dans de nombreux cas elle relève du désir d’exercer un pouvoir et de contrôler. La violence est un outil utilisé par les forts pour dominer les faibles, et par les puissants pour dominer les personnes vulnérables. Souvent, la simple menace d’un acte de violence peut suffire à atteindre l’objectif de domination et d’emprise. Les êtres humains sont particulièrement vulnérables dans les domaines liés au genre et à la sexualité, c’est pourquoi la violence sexiste est particulièrement ravageuse.

L’exploitation, les abus et la violence peuvent prendre des formes multiples : mariages d’enfants, mutilations génitales féminines, enfants soldats, déplacements de personnes, violence familiale, polygamie, traite de personnes, et viols comme arme de guerre.

Mariage d’enfants

En 1948, la Déclaration universelle des droits de l’Homme affirme que le mariage doit être une union consentie. Pourtant, dans la pratique, un tiers des filles dans le monde en développement sont mariées avant l’âge de 18 ans, et une fille sur 9 est mariée avant l’âge de 15 ans, le plus souvent dans une union forcée, à un homme qu’elles ne connaissent pas (Child Marriage Facts and Figures [Faits et chiffres sur le mariage d’enfants] International Center for Research on Women, figures). En 2010, 67 millions de femmes entre 20 et 24 ans ont été mariées avant leur 18e anniversaire (Child Marriage Facts and Figures [Faits et chiffres sur le mariage d’enfants] International Center for Research on Women, http:// www.icrw.org/child-marriage-facts-and-figures). Le mariage d’enfants est une expression de pouvoir et de contrôle pouvant conduire à plus de violence.

Mutilations génitales féminines

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les mutilations génitales féminines (MGF) désignent toutes les interventions qui aboutissent à une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins pratiquées à des fins non thérapeutiques. Les MGF sont mondialement reconnues comme une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes (Fiche d’information de l’OMS sur les mutilations génitales féminines http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs241/en/). Les MGF sont presque toujours pratiquées sur des mineures pour empêcher les filles et les femmes de ressentir du plaisir sexuel ; ces pratiques sont présentées comme normes sociales pour empêcher les filles d’avoir des rapports hors mariage. Les MGF « ne présentent aucun avantage pour la santé » ; ces mutilations peuvent entraîner des complications médicales telles que « douleurs intenses, choc, hémorragie, infections urinaires chroniques, stérilité, augmentation du risque de complications au cours de l’accouchement et décès néonatal précoce » (Fiche d’information de l’OMS sur les mutilations génitales féminines, http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs241/en/).

Enfants soldats

L’UNICEF estime que « 300 000  enfants — garçons et filles de moins de 18 ans — sont impliqués dans plus de 30 conflits dans le monde. Les enfants soldats sont utilisés
comme combattants, plantons, porteurs et cuisiniers, ou forcés de fournir des services
sexuels. Certains sont enlevés ou enrôlés de force, d’autres sont amenés à s’enrôler par la pauvreté, la maltraitance et la discrimination, ou parce qu’ils cherchent à se venger d’actes de violence commis contre eux ou leur famille. » (Fiche d’information Enfants soldats de UNICEF, http://www.unicef.org/emerg/files/childsoldiers.pdf). La violence sexuelle est de plus en plus répandue dans les situations de conflit et elle est perpétrée contre les filles et les garçons.

Personnes déplacées

 Les enfants, les femmes, les lesbiennes, gays, bisexuels et personnes transgenres (LGBT), ainsi que les personnes handicapées risquent tout particulièrement de subir des violences sexuelles et de genre (Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés). Pendant un conflit ou une catastrophe, les enfants sont facilement séparés de leur famille. Ne pouvant pas vraiment se protéger, ils sont exposés à l’exploitation sexuelle, aux abus, à la traite des personnes, au mariage forcé ou précoce, aux mutilations génitales féminines, ou autres pratiques coutumières néfastes. Ayant moins accès à l’emploi que les hommes, les femmes et les filles sont souvent obligées de se livrer à la prostitution pour survivre. Dans les pays en développement, elles courent le danger d’être violées, agressées, voire tuées lorsqu’elles partent à la recherche d’eau, de bois de chauffage et de nourriture pour leur famille. À ces atrocités s’ajoutent les risques de grossesse non désirée, d’infection au VIH et de transmission du virus de la mère à l’enfant.

Violence au sein de la famille

La violence et les abus existent partout dans le monde ; ce fléau touche les familles de pratiquement toutes les congrégations. Malheureusement, aucune paroisse et aucune communauté n’en sont épargnées. Les abus au sein de la famille — maltraitance des enfants, violence conjugale, maltraitance des personnes âgées — prennent des formes multiples : abus émotionnels, physiques, verbaux, sexuels, et économiques. Ces abus se manifestent par des actes de violence, des propos abusifs, un comportement visant à exercer une emprise sur l’autre, l’intimidation et l’exploitation.

Polygamie

Certaines sociétés pratiquent la polygamie, c’est-à-dire qu’un homme a plusieurs épouses.  La polygamie place en général la femme dans un rôle de sujet subordonné au pouvoir et à l’emprise du mari, et son statut juridique ne lui donne aucun droit sur les biens familiaux.

Travail forcé et commerce sexuel

 L’esclavage des temps modernes est devenu l’entreprise criminelle transnationale enregistrant la plus forte croissance ; les profits illicites issus de l’asservissement de 21 millions de personnes à travers le monde sont estimés à 150 milliards de dollars (Traite des personnes, Office des Nations unies contre la drogue et le crime, http://www.unodc.org/unodc/en/human-trafficking/what-is-human-trafficking.html). Les Nations unies soulignent la place de la violence dans la traite des personnes, définie par l’ONU comme désignant « le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. »

« L’exploitation comprend (. . .) l’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude, … » (Traite des personnes, Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, http://www.unodc.org/unodc/en/human-trafficking/what-is-human-trafficking.html).

Le viol comme arme de guerre

Au fil des siècles, des femmes ont été violées et le viol a été utilisé comme acte de violence et de pouvoir — surtout dans les contextes de conflit ou de guerre. Certaines autorités militaires sanctionnent le viol pour la gratification de leurs soldats en période de guerre. Par exemple, au cours de la Seconde Guerre mondiale, les « femmes de réconfort » étaient forcées d’avoir des rapports sexuels avec des soldats. Ces violences infligées aux femmes s’inscrivent dans une stratégie visant à terroriser la partie adverse et la population civile du territoire de celle-ci. En République démocratique du Congo, par exemple, le viol des femmes par les belligérants est considéré comme « une guerre dans la guerre ». De nombreuses femmes sont violées par des groupes armés, notamment par les forces armées régulières du pays. Lorsque les femmes violées subissent des grossesses forcées, elles donnent alors naissance à des enfants qui leur rappelleront les violences infligées : c’est une façon de déstabiliser le groupe ethnique adverse.  La réponse des gouvernements tend malheureusement à se concentrer sur la violence subie par les femmes à titre individuel, plutôt que sur le viol utilisé comme arme stratégique. Les filles et les femmes violées renoncent à dénoncer leurs bourreaux en raison de la stigmatisation associée au fait d’être victime de viol.

Selon ONU Femmes, une femme sur trois subit des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Ces violences ont des conséquences immédiates et résiduelles :

Traumatisme psychologique

La violence sexuelle et basée sur le genre laisse des blessures émotionnelles et physiques pouvant entraîner des cicatrices à vie. Les filles auxquelles on impose un mariage précoce montrent souvent des symptômes d’abus sexuels et de troubles de stress post-traumatique ; elles sont très exposées à la violence conjugale, aux abus et à l’abandon (Facts and Figures [Faits et chiffres], International Center for Research on Women, http://www.icrw.org/child-mar riage-facts-and-figures). Une femme victime de viol comme acte de guerre a déclaré : « [A]près le viol, j’avais des douleurs constantes, j’ai perdu tout désir sexuel. En raison de ma fatigue chronique, je ne pouvais plus travailler. Mon mari nous a finalement abandonnés, moi et mes enfants. » (Mariage d’enfants, violences sexuelles et sexistes en République démocratique du Congo, Organisation mondiale de la santé,  http://www.who.int/hac/crises/cod/sgbv/sgbv_brochure.pdf).  Un rapport  de l’Organisation mondiale de la santé indique que : « De nombreuses femmes rescapées de violences sexistes souffrent de traumatismes psychologiques ; elles manifestent des symptômes tels que fatigue chronique, anxiété, dépression, etc. Certaines femmes ont même recours au suicide. Et le traumatisme vécu par les garçons et les hommes lorsqu’ils sont témoins ou auteurs de violences sexuelles est sous-estimé. » (Violences sexuelles et sexistes en République démocratique du Congo, Organisation mondiale de la santé, http://www.who.int/hac/crises/cod/sgbv/sgbv_brochure.pdf).

Lésions physiques

Les filles mineures sont exposées à un risque accru de mortalité maternelle pendant la grossesse et l’accouchement. Chez les filles de moins de 15 ans, le risque de décès pendant l’accouchement est cinq fois supérieur que chez les femmes de plus de 20 ans ; la grossesse est l’une des principales causes de décès chez les jeunes filles de 15 à 19 ans à travers le monde (Facts and Figures [Faits et chiffres], International Center for Research on Women, http://www.icrw.org/child-marriage-facts-and-fig ures). Un million de filles à travers le monde souffrent de fistule obstétricale (FO) ; il s’agit d’un passage anormal entre le vagin et le rectum, ou entre le vagin et la vessie survenant lors d’un accouchement prolongé, rendant la femme incapable de retenir son urine ou ses matières fécales. La fistule obstétricale survient souvent chez les filles n’ayant pas atteint leur maturité anatomique. En raison de leur incontinence et de la mauvaise odeur qu’elles dégagent, les jeunes filles et les femmes atteintes de FO sont souvent rejetées par leur mari et par la communauté (What is Fistula? [Qu’est-ce que la fistule obstétricale ?] Fistula Foundation, https://www.fistulafoundation.org/what-is-fistula/fast-facts-faq/). Dans la mesure où les épouses-enfants n’ont pas la capacité de négocier avec leur mari pour avoir des rapports protégés, elles sont exposées aux infections sexuellement transmissibles, notamment au VIH, et aux grossesses précoces. Tous les jours, près de 2 500 adolescent(e)s sont infecté(e)s par le VIH (Tirer parti de la crise, UNICEF, http://www.unicef.org/lac/Opportunity_in_Crisis-Report_EN_052711.pdf). D’autres pratiques, telles que les MGF, peuvent entraîner des douleurs et des infections (Fiche d’information de l’OMS sur les mutilations génitales féminineshttp://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs241/e).

Détresse économique

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) signale que dans de nombreux endroits du monde les femmes n’ont pas accès à un travail rémunéré ni accès au crédit.  Les femmes, qui représentent 50 % de la population mondiale, ne possèdent que 1 % des richesses mondiales (Pauvreté et disparités en genre, PNUD , http:// www.undp.org/content/undp/en/home/ourwork/povertyre duction/focus_areas/focus_gender_and_poverty.html). Les personnes vivant dans la pauvreté, particulièrement les femmes et les enfants, sont touchées de façon disproportionnée par la violence. Des relations interpersonnelles abusives ainsi que des traitements, des normes et pratiques culturelles, des règles institutionnelles consacrées et des pratiques commerciales injustes à tous les niveaux de la société – y compris entre certains pays – continuent de pénaliser les femmes et les filles en dénigrant leur valeur sacrée et en perpétuant l’inégalité entre les sexes. La violence sexuelle et basée sur le genre est non seulement une violation flagrante des droits de l’homme, mais elle conduit aussi à briser la famille et la communauté, à freiner le développement, et elle représente un coût se chiffrant à plusieurs milliards de dollars par an en soins de santé et en perte de productivité (Estimating the Costs of Violence Against Women in Viet Nam, [Estimation du coût de la violence envers les femmes au Viet Nam] ONU Femmes, http:// www.unwomen.org/~/media/headquarters/attachments/sec tions/library/publications/2013/2/costing-study-viet-nam%20 pdf.pdf). Le mariage précoce des filles limite la possibilité d’acquérir des compétences, d’accéder aux ressources, aux connaissances et au soutien social dont elles ont besoin, et limite leur mobilité ainsi que leur autonomie. Les filles mariées précocement n’ont souvent pas leur mot à dire dans leur relation avec leur mari et leur belle-famille. Le mariage précoce est perçu comme étant un moyen d’assurer l’avenir d’une fille, mais les filles mariées subiront des violences physiques et sexuelles, et elles n’auront pas l’éducation ni les compétences nécessaires pour subvenir à leurs propres besoins et à ceux de leurs enfants (Child Marriage Facts and Figures [Faits et chiffres sur les mariages d’enfants], International Center for Research on Women, http://www.icrw.org/child-marriage-facts-and-figures).

Stigmatisation de la victime

De nombreuses victimes de violences sexuelles sont stigmatisées par la société ou rejetées par leur famille. Des critères de morale religieuse erronée augmentent la stigmatisation et la culpabilisation par rapport au viol, à la violence conjugale, à l’identité de genre, au handicap, et aux infections sexuellement transmissibles telles que le VIH. L’une des conséquences importantes de la violence sexuelle et basée sur le genre est la rupture de la confiance sacrée au sein de la société, ainsi que dans la communauté chrétienne, chaque fois que des personnes vulnérables subissent des maltraitances. L’intensification de cette fêlure peut conduire à de nouvelles violences. Par exemple, l’impossibilité pour une femme d’avoir des enfants, l’odeur dégagée par une adolescente vivant avec une fistule obstétricale survenue lors d’un accouchement prolongé, ou la séropositivité au VIH peuvent être des motifs de divorce. Dans le mêmes temps, les croyances traditionnelles conduisant à la pratique du mariage des enfants et des MGF sont consacrées par les chefs coutumiers et les normes culturelles.

Désautonomisation

L’effet combiné des nombreuses conséquences de la violence sexuelle et basée sur le genre est une diminution de la capacité à créer des solutions et à répondre aux besoins locaux. Toutes les manifestations de la violence identifiées ci-dessus limitent les possibilités d’éducation et d’emploi pour les femmes. Les filles mariées précocement sont moins susceptibles d’aborder la question du planning familial — planification et espacement idéal des grossesses — avec leur mari, ce qui augmente le risque de mortalité maternelle et infantile. Au lieu de consacrer du temps à trouver des idées pour produire un revenu, améliorer la santé émotionnelle et physique de leur famille et de leur communauté, les femmes et les filles sont accablées par la violence sexuelle et basée sur le genre, les obligeant à consacrer leurs précieuses ressource à la simple survie.

La violence sexuelle et basée sur le genre n’est pas un phénomène nouveau

Mille ans avant Jésus-Christ, Tamar fut violée par son frère Amnon (2 Samuel 13). Un récit antérieur relate le viol collectif d’une concubine (Juges 19), et en remontant plus loin encore on trouve le récit du viol de Dina (Genèse 34). Ces récits racontent non seulement la violence faite aux femmes, mais aussi l’incapacité des autorités à aider les victimes. Dans le cas de Tamar, son père, le roi David, reste silencieux ; il ne fait rien pour Tamar, la victime, mais il protège Amnon, l’agresseur, protégeant ainsi sa propre dynastie.

L’histoire de notre foi, c’est l’histoire de nos efforts pour retrouver les enseignements de la Genèse, chap. 1, où il est dit que toute la création est sacrée aux yeux de Dieu, et que tout être humain est une créature dont la valeur est sacrée.  Jésus était un défenseur de la valeur sacrée de tous. Dans le récit de la femme prise en flagrant délit d’adultère (Jean 7:53 – 8:11), nous voyons Jésus s’opposer activement à la violence à l’encontre des femmes. Jésus voit au-delà de la stigmatisation et de la culpabilisation infligées par les accusateurs. Contrairement au roi David, Jésus n’emploie pas son pouvoir pour couvrir l’injustice mais pour reconnaître la dignité de cette femme ; il interrompt l’acte de violence qui allait être commis et il cherche à réintégrer la femme dans sa communauté. La réponse de Jésus exprime son engagement envers la vie en abondance (Jean 10:10), et son appel à créer les circonstances dans lesquelles une vie en abondance peut prospérer. La réponse pleine de grâce de Jésus tend à la rédemption de la victime et de l’agresseur, ainsi qu’à arrêter les cycles de violence.

Notre appel

Les Méthodistes Unis œuvrent pour l’éradication des multiples formes de violence qui détruisent l’intégrité des individus, des familles, des communautés et des nations. Les croyants doivent œuvrer pour changer les attitudes, les croyances, les politiques et les pratiques à tous les niveaux de la société lorsque celles-ci déshumanisent et encouragent l’exploitation et la maltraitance des femmes et des filles. Lorsque les femmes bénéficient de droits égaux à ceux des hommes, elles sont mieux instruites, en meilleure santé, ont un meilleur accès à la terre, à l’emploi et aux ressources financières. Dans la mesure où les femmes et les enfants, entre autres personnes, sont ignorés, abusés et violés, nous demandons un engagement renouvelé pour éradiquer la violence contre les femmes et les enfants sous toutes ses formes.

Nous appelons tous le Méthodistes unis, les paroisses locales, les ministères de campus, les établissements d’enseignement supérieur,  les universités, séminaires, conférences annuelles, agences générales et commissions, ainsi que le Conseil des Évêques à :

1. Enseigner, prêcher et donner l’exemple d’une masculinité saine et de relations interpersonnelles respectueuses qui reflètent la valeur sacrée des femmes et des filles (Principles  of  Healthy  Masculinity [Principes d’une masculinité saine],  http://www.maleallies.org/principles-of-healthy-masculinity) ;

2. Impliquer les hommes et les garçons en tant qu’alliés pour promouvoir l’égalité entre les sexes ;

3. Évaluer les ressources utilisées dans les ministères locaux visant à promouvoir la valeur sacrée des femmes et des filles, ainsi qu’une masculinité saine ;

4. Élaborer des outils théologiques, pédagogiques et de plaidoyer pour augmenter la sensibilisation du public à la violence sexuelle et basée sur le genre, et promouvoir une culture de non violence ;

5. Élaborer des formations adaptées, pertinentes et de qualité pour répondre aux réalités culturelles locales concernant la violence à l’encontre des femmes.

6. Faire du plaidoyer et mettre fin aux pratiques traditionnelles néfastes telles que le mariage des enfants, la polygamie, et les mutilations génitales féminines ;

7. Plaider en faveur de formations contextualisées au bénéfice des personnes qui sont en première ligne lors de catastrophes ou de conflits, afin de leur permettre de reconnaître l’exposition accrue des femmes et des filles au viol, à l’exploitation sexuelle et à d’autres formes de violence sexuelle et basée sur le genre ;

8. Plaider en faveur de l’accès total et légal à des services de santé reproductive sûrs. La violence à l’encontre des femmes a pour effet de compromettre leur santé reproductive, contribuant à des grossesses non désirées, des avortements dans des conditions dangereuses, à la survenue de fistules obstétricales, à des infections sexuellement transmissibles et au VIH, ainsi qu’à leur récurrence ;

NOTRE APPEL POUR METTRE FIN À LA VIOLENCE PAR ARMES À FEU 3428.

9. Veiller à ce que les services de santé sexuelle et reproductive destinés aux adolescentes traite de la violence basée sur le genre, y compris l’accès rapide à des soins de qualité en cas de viol, à une contraception d’urgence et à une prophylaxie postexposition au VIH pour prévenir l’infection, et autres recommandations (par ex. : conseils juridiques ou spécialisés, groupes de soutien) ;

10. Fournir une éducation sexuelle exhaustive afin que les filles et les femmes qui sont dans une relation abusive puissent mieux comprendre leur corps, et connaître les outils disponibles pour se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles et/ou d’une grossesse non désirée ;

11. Plaider en faveur de la possibilité pour les filles de poursuivre leur scolarité afin de réduire les taux de mariages d’enfants et la pauvreté ;

12. Veiller à ce que les enfants soient enregistrés à l’état civil et qu’ils aient des documents, notamment un certificat de naissance, afin d’améliorer leur accès aux services de base ; et

13. Plaider pour la diminution des guerres et des conflits dans le monde afin de réduire les conditions qui augmentent les risques d’agression à l’encontre des femmes et des filles.

L’Église doit réexaminer les messages théologiques qu’elle communique à la lumière des expériences vécues par les victimes de violence sexuelle et basée sur le genre. Nous devons aborder avec une extrême attention les concepts de souffrance, de pardon, ainsi que la nature du mariage et de la famille ; ils sont importants, mais souvent utilisés à mauvais escient. Notre appel aux individus et à l’Église consiste en partie à rechercher les causes profondes de la violence, à œuvrer pour l’éradication des formes multiples qu’elle revêt, et à être les instruments de Dieu pour réaliser la plénitude des femmes et des enfants affectés. En tant que croyants, nous devons prendre conscience de la façon dont la violence touche nos communautés, de ce que nous pouvons faire pour ne plus y participer et comprendre quelles sont les interventions qui mettront fin à ces cycles continus.

ADOPTÉ EN 2016

Cf. Principes sociaux, ¶ 162C, F

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LE LIVRE DES RÉSOLUTIONS
8021. Fonctions de la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes (COSROW), ou d’un comité connexe, au sein d'une conférence annuelle


En se focalisant sur un appel général à faire des disciples de toutes les personnes, les conférences annuelles s’acquittent des responsabilités énoncées dans le Livre de Discipline.

¶ 644 à travers diverses structures créatives et formes de soutien institutionnel. Concernant la pleine participation des femmes dans la totalité de la vie de l’Église, certaines conférences annuelles maintiennent une Commission générale sur le statut et le rôle des femmes indépendante, tandis que d’autres incorporent ce travail au sein de leurs structures établies pour traiter les questions interdépendantes. Ce modèle adaptatif et souple permet d’identifier comment chaque conférence annuelle œuvre à faire des disciples à tous les niveaux de l’Église en étant sensible à la dimension de genre et en étant inclusive, en encourageant la coopération entre toutes les personnes dans le respect des dons uniques de chaque individu.

Les Conférences ayant des ministères existants actifs et efficaces devront continuer leurs programmes et régulièrement rapporter à COSROW le travail qu’elles font et le statut des femmes dans la conférence annuelle. Les actions recommandées ci-dessous n’ont pas pour but de remplacer les programmes existants ou les ministères efficaces, mais de guider le travail de planification indépendamment de la structure particulière de la conférence.

1.  Organiser des rencontres de soutien aux femmes et des formations sur les questions pertinentes y compris, mais sans s’y limiter, l’équilibre vie professionnelle/privée, la violence conjugale, l’égalité salariale, le développement du leadership, le leadership  coopératif, les congés de maternité et de paternité, l’éducation, et autres thèmes pertinents.

2.   Débattre et encourager l’attention accordée aux questions d’éthique sexuelle.

Se renseigner pour savoir si la conférence annuelle dispose de politiques et procédures pour traiter les questions d’inconduite sexuelle, y compris des pratiques pour prendre soin des victimes et des communautés touchées (ex. : en faisant appel à des équipes d’intervention).

Avoir recours à la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes, et utiliser le site umsexualethics.org  comme ressources, parrainer des sessions d’éducation et de formation, établir et renforcer les politiques visant à obtenir un processus équitable, la guérison et la réconciliation.

3.   Organiser des réunions avec les dirigeants de la conférence annuelle, par ex. : dirigeant laïque de la conférence,

704.

FONCTIONS DE COSROW AU SEIN D’UNE CONFÉRENCE ANNUELLE  8021.

Conseil d’administration des laïcs, Comité de nomination, Conseil du ministère ordonné, le cabinet, et l’évêque. Ces réunions ont notamment pour but de recommander des stratégies, des programmes ou des ressources en vue d’un effort continu pour améliorer la participation des femmes à la vie de l’église, tout en étant conscients des dons uniques et des luttes à propos des questions de race, d’appartenance ethnique, d’âge, d’aptitude et de statut.

4.  Envoyer au moins deux participants à des formations de développement du leadership parrainées par la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes, y compris au sommet  Do No Harm (Ne pas faire de mal) sur l’éthique sexuelle. Il est conseillé aux conférences annuelles de fournir autant de soutien que possible pour payer les frais de déplacement et d’inscription.

5.  Recruter et identifier des femmes pouvant être recommandées au Conseil d’administration des laïcs de la conférence annuelle, au Comité de nomination, et à d’autres instances dirigeantes. Cela peut être fait en demandant des recommandations aux dirigeants laïcs des églises locales, aux dirigeants laïcs de district, aux bureaux régionaux des Femmes Méthodistes Unies et des Hommes Méthodistes Unis, ainsi qu’à d’autres dirigeants locaux.

6.   Fournir au moins un rapport de surveillance, de recherche ou autre rapport sur le statut des femmes au sein de la conférence annuelle. Mettre en évidence les domaines de progrès et de préoccupations pour guider la planification stratégique et le développement futur du ministère. Les méthodes et le but de ces rapports consistent à établir une consultation avec la direction de la conférence, avec le personnel de la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes, avec les femmes laïques et les dirigeants du clergé de la conférence annuelle.

7.   Utiliser la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes comme ressource régulière.

La Commission générale sur le statut et le rôle des femmes fournira des ressources et des recommandations pour l’organisation de formations à l’échelle de toute la conférence annuelle. Les boîtes à outils pour les dirigeants de la conférence annuelle, les fiches d’informations sur les sujets liés aux femmes, les dernières études et informations sur la convocation des dirigeants par la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes seront disponibles sur gcsrw.org.

ADOPTÉ EN 2016 
705.

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3442. Éliminer toutes les barrières : Vers l’inclusion totale de toutes les femmes au sein de l’église et de la société.

Vous tous qui avez été baptisés en Christ êtes revêtus de Christ. Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ.

(Galates 3:27-28)

Alors que l’Église de Jésus-Christ amorce son troisième millénaire, les femmes continuent de répondre à l’appel de transformer l’Église et le monde au nom de Celui qui nous nomme et nous demande de témoigner, d’accomplir la mission et d’accomplir une transformation extraordinaire.

Bien qu’il fut un produit de son époque – marquée par les distinctions entre hommes et femmes, les différences de classe, de religion et l’exclusion – Jésus-Christ nous a apporté une invitation transformatrice. Le  Christ vivant invitait – et invite toujours – à la table commune de la grâce, de la justice et du pouvoir, les personnes qui jamais auparavant n’avaient été invitées aux tables des pouvoirs religieux, y compris les femmes, les minorités culturelles et religieuses, les parias, et les pécheurs qui déshonorent la communauté.1 Et les femmes, en affirmant leur voix dans ce nouveau mouvement de foi allumé par le Messie, sont devenues chefs de file de l’expansion de ce mouvement et de l’inclusion des gentils dans ce qui était considéré comme le renouvellement du judaïsme par Jésus.

De fait, les femmes plaidaient pour protéger l’égalité inclusive du discipolat invoqué par Jésus. Elles mettaient ainsi le mouvement de Jésus au défi de rester fidèle à la nouvelle vision des relations humaines dont Jésus était à l’origine en élargissant la table de la communion, en partageant le message de la venue de Dieu et en invitant les Gentils (non-Juifs) à prendre part à ce règne.1 Jésus a traité les femmes avec dignité et respect, il a remis en question le sexisme conventionnel de son époque, et il a à jamais redéfini le rôle des femmes dans l’église et la société.

À l’instar des nombreuses expressions de la foi chrétienne, il a fallu du temps à l’Église Méthodiste Unie pour capter la vision du Christ. En 1770, la première femme méthodiste fut nommée à un poste à responsabilités aux États-Unis ; en 1817, les femmes furent autorisées à organiser des réunions de prière mais pas à prêcher ; en 1884, l’ordination d’Anna Howard Shaw par l’Église méthodiste protestante fut déclarée irrecevable ; et le droit de vote des femmes dans la tradition méthodiste n’a été universellement reconnu qu’en 1956.

1. An End to This Strife: The Politics of Gender in African American Church (La fin des dissensions : Politique des sexes dans l’église afro-américaine),  Demetrius K. Williams, Augsburg Fortress Press, 2004.

Depuis cette époque, cependant, l’appel de Dieu aux femmes en tant que prédicatrices, enseignantes, administratrices, missionnaires, trésorières, leaders laïques, fiduciaires, protectrices de la paix et de la justice, militantes pour le droit de vote, éducatrices chrétiennes, et évangélistes a apporté une bouffée d’air frais au monde et à l’Église sur les ailes du Saint-Esprit, malgré la hausse et la baisse de l’enthousiasme de notre dénomination pour traiter le sexisme, les partis pris basés sur le genre, les préjugés et la mauvaise théologie. Dieu a fait des choses remarquables à travers nous, et parfois malgré nous. Au nombre des victoires célébrées dans l’histoire de notre dénomination :

  • 27 % des pasteurs Méthodistes Unis dans les églises locales sont des femmes, par rapport à 1 % en 1972 ;
  • sur les 66 évêques actifs de l’Église Méthodiste Unie à travers le monde, 13 sont des femmes, 11 aux États-Unis et 2 dans les conférences centrales. Parmi les femmes évêques aux États-Unis, 9 sont blanches et 2 sont latinas. Aucun autre groupe racial ou ethnique des États-Unis n’est représenté parmi les femmes évêques. En 2012, pour la première fois, une femme évêque a été élue pour servir en Afrique. Depuis 2012, il n’y a pas eu de femme noire américaine parmi les évêques actifs Méthodistes Unis ;
  • L’Église Méthodiste Unie a donné au monde la première femme évêque afro-américaine (Leontine T. C. Kelly, 1984) et la première femme évêque latina (Minerva Carcaño, 2004) au sein du principal courant de la chrétienté ;
  • les femmes représentent la moitié de tous les étudiants inscrits dans des séminaires Méthodistes Unis en vue d’obtenir l’ordination ;
  • Les Femmes Méthodistes Unies sont la plus grande et la plus prolifique des missions œuvrant pour les femmes, les enfants et la jeunesse de notre dénomination par le biais de ministères pour l’éducation, le discipolat, le développement économique et social, les soins de santé, le plaidoyer et l’autonomisation dans plus de 120 pays à travers le monde.

À bien des égards, l’Église Méthodiste Unie est un porte-drapeau parmi les communions de la foi judéo-chrétienne en termes d’inclusion totale des femmes dans la vie, dans le ministère, et comme témoin de l’église institutionnelle ainsi que de ses expressions locales et régionales. Toutefois, si nous posions la question suivante : l’Église Méthodiste Unie est-elle un témoin crédible et fiable de l’accueil exemplaire qu’a réservé le Christ à toutes les femmes en tant que partenaires précieuses et respectées dans la totalité de la vie institutionnelle et témoin mondial de l’impact de l’Église ? La réponse honnête serait : pas encore. Nous sommes encore bien loin d’avoir relevé le défi présenté dans l’Épître aux Galates, 3:27-28, qui déclare qu’hommes et femmes sont vraiment un en Jésus-Christ. Il existe encore des domaines au niveau de l’encadrement, du ministère professionnel, de la prise de décision et du discipoplat où l’Église ne fait pas confiance, ne met pas en valeur, ne révère pas et n’alloue pas de ressources aux femmes dans la même mesure qu’à leurs frères en Christ. Parmi les exemples récents :

  • en 2007, de nombreuses congrégations Méthodistes Unies refusent encore d’accepter qu’une femme soit pasteur principal et s’opposent particulièrement à la nomination de membres du clergé d’autres races. En 2006, une femme pasteur non blanche nommée dans une église anglo-saxonne a reçu des menaces de la part des membres de l’église pour la dissuader d’accepter ce poste. Dans un autre cas, des laïcs ont menacé de quitter la congrégation si la femme pasteur ne portait pas une robe, au lieu d’un pantalon, pour prouver qu’elle était « une vraie dame ».
  • Dans une enquête menée en 2007 auprès des congrégations Méthodistes Unies, 18 % des répondants ont déclaré ne pas avoir de femmes à la fonction de placeuse (une augmentation par rapport à 2004) ; les responsables des conseils d’églises, responsables financiers et membres du conseil d’administration au sein des églises locales sont encore principalement des hommes et non des femmes.
  • Les effectifs de l’Église Méthodiste Unie aux États-Unis sont en déclin parmi les jeunes femmes (et les hommes), ainsi que parmi les personnes de couleur, particulièrement dans les communautés à faible revenu.
  • D’après un récent rapport sur les tendances démographiques selon l’âge des membres du clergé au sein de l’Église Méthodiste Unie (Clergy Age Trends in The United Methodist Church, 2014) du Lewis Center, le nombre de femmes de moins de 35 ans dans un rôle d’aînées est passé de 38 % en 2013, à 39 % en 2014.
  • Certains laïcs et membres du clergé ayant répondu à une enquête sur le harcèlement sexuel dans l’église demandée par la Conférence Générale de 2004 ont rejeté tout ministère lié à l’autonomisation des femmes et sur les questions de sexisme, invoquant qu’il s’agit « d’âneries politiques », qui « n’ont rien à voir avec le fait de répandre la bonne nouvelle de Jésus-Christ ».
  • Une femme surintendante de district aurait été traitée de « salope » lors d’un désaccord avec un collègue masculin pendant une réunion de cabinet dans une conférence annuelle.
  • Plusieurs dirigeants importants de l’Église –  y compris des évêques – ont rejoint la société séculière pour décrier « la tyrannie de la diversité » et ont abandonné le travail visant à éliminer le racisme et le sexisme ;
  • Des propos tels que : « Nous devons arrêter de nous préoccuper de la politique et nous concentrer sur l’évangile… » (c’est-à-dire si l’Évangile est interprété d’une façon qui continue de privilégier les Nord-Américains, les personnes blanches et les hommes) ; et «Nous accepterons une femme ou une personne de couleur si elles sont qualifiées » (Faut-il en déduire que les hommes blancs sont automatiquement présumés qualifiés, mais que les femmes et les personnes de couleur obtiennent leur poste en fonction d’autres critères, et non en raison de leurs dons et de leurs talents ?) ;
  • L’organisation nationale des Femmes Méthodistes Unies fait l’objet d’attaques au motif que trop d’argent et de pouvoir seraient dans les mains d’un conseil d’administration contrôlé par des femmes. Des opposants ont proposé des mesures telles que réduire le nombre de femmes Méthodistes Unies membres du conseil d’administration pouvant également siéger au Conseil des Ministères Globaux afin d’assurer un « équilibre entre les sexes ».
  • Les allégations d’abus sexuels à l’encontre de femmes, perpétrés par des dirigeants laïcs et membres du clergé à l’intérieur de l’église sont en augmentation selon la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes.
  • Les femmes constituent 54 % de la totalité des membres de notre dénomination, mais elles représentent moins de 30 % des pasteurs ordonnés et seulement 27 % des postes les mieux rémunérés dans les conférences annuelles aux États-Unis (trésorières, rectrices ou directrices de ministère connexionnel) ;
  • Sur les 20 évêques actifs qui supervisent le travail de l’Église en Europe, en Afrique, et aux Philippines, on ne dénombre que 2 femmes.

Selon la théologienne et éthicienne Méthodiste Unie Rosetta Ross, la caractéristique fondamentale de la communauté chrétienne authentique est que nous nous aimions les uns les autres comme Dieu nous aime. Un tel amour n’est pas une émotion passive, purement personnelle, il exige que nous nous efforcions constamment d’être dans une relation juste les uns avec les autres, que nous poursuivions la justice et le bien-être pour tous, et que nous soyons courageux dans l’élimination de ce qui freine l’établissement de la communauté aimée – et aimante – de Dieu.2

2. Blazing Trails and Transcending Boundaries Through Love: Women of Color and ‘Religious Work’ (Ouvrir la voie et transcender les frontières par l’amour : Femmes de couleur et travail religieux), Rosetta E. Ross, professeure associée de philosophie et d’études religieuses, Spelman College, Atlanta, Géorgie, 2006.

De fait, le Dr Ross affirme que l’amour agapé au sens chrétien est un amour qui « affirme la dignité et la valeur de la vie » et dépend de « l’interrelation de toutes relations – intimes ou professionnelles, publiques ou privées » exprimées par les actions, les pratiques, et les comportements des individus et de la communauté collective chrétienne.

« Tout ce que nous aimons d’un amour social agapé – notre compréhension d’un mouvement particulier ; les personnes vivant dans des zones de guerre ou sans eau potable ; les communautés dont nous faisons partie ; la cause de justice ; ou la beauté naturelle de la  création – est évident dans l’expression de prévenance fidèle que nous leur accordons, » conclut le Dr Ross, qui est également membre du clergé de l’Église Méthodiste Unie en Caroline du Sud.

L’Église Méthodiste Unie, en tant que communauté conçue comme expression collective de l’amour du Christ pour nous tous a déclaré sa croyance en l’égalité totale des femmes et son désir de les inclure ; l’Église a historiquement décrié le sexisme institutionnel sous toutes ses formes, partout dans le monde. Pourtant, nous continuons notre chemin vers une vie de fidélité, pour joindre le geste à la parole, être l’émulation du modèle de Jésus en vue de bouleverser les conventions et accomplir des choses nouvelles pour Dieu, impliquer les femmes comme participantes universellement respectées dans tous les aspects de notre vie collective et des congrégations. Nous sommes encore en train de concrétiser ce que signifie prodiguer l’amour agapé à toutes les filles et à tous les fils de Dieu, au-delà du patriarcat et de la misogynie historiques qui ont entaché la pleine participation des femmes dans l’église et la société.

Notre fiabilité en tant qu’agence de l’amour de Dieu suppose que nous soyons attentifs les uns aux autres et que nous cherchions à autonomiser, affranchir et élever les personnes qui sont encore opprimées, ridiculisées, traitées comme « moins que ». L’amour agapé cherche à rendre le monde meilleur en affirmant continuellement toute vie ; et nous sommes prêts à appeler toutes les personnes et tous les systèmes – y compris notre propre dénomination – à rendre compte sur la façon dont nous autonomisons ou opprimons les enfants de Dieu. L’amour agapé ne craint pas le risque d’être ridicule ou d’interrompre la routine habituelle. En fait, l’amour de Dieu exige que nous agissions, même s’il s’agit d’adopter des positions gênantes, impopulaires, incommodes ou même effrayantes. En outre, il exige du courage. Pour citer le Dr Ross, « Nous nous comportons avec courage quand nous sommes déterminés à agir et créer le contexte nécessaire pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés en cherchant à être fidèles à ce que nous aimons et ce envers quoi nous sommes engagés. »

Tant que nous n’aurons pas affirmé la dignité et le valeur, les contributions, les points de vue théologiques, les inquiétudes, les espoirs, les recommandations, et même le discours des femmes envers autrui et entre elles, l’Église Méthodiste Unie ne sera pas adéquatement équipée pour faire des disciples de tous, porter la parole de l’espoir, de la paix et de l’amour à un monde brisé, et démontrer notre authenticité en tant qu’incarnation du corps du Christ qui transforme la vie et abat les barrières.

En conséquence, nous demandons à la Conférence Générale de renouveler l’engagement de l’Église Méthodiste Unie à satisfaire aux recommandations suivantes dans le cadre de notre parcours pour démanteler le sexisme dans l’Église et inviter toutes les femmes, de tous horizons, à prendre place à la table de bienvenue de Dieu, en demandant à la dénomination :

  1. D’écouter à nouveau les femmes, en mettant un nouvel accent sur les femmes de couleur. L’expérience vécue par les femmes non blanches aux États-Unis, ainsi qu’au sein de l’Église Méthodiste Unie en Afrique et aux Philippines, reflète les paraboles et les récits des Évangiles sur le triomphe face aux obstacles, le fait d’être étranger dans un pays étranger, de réinterpréter les récits familiers pour les nouveaux disciples, et rendre nos paroles sur l’amour et la justice conformes à nos actions, surtout parce que l’Église existe aussi dans une société qui est encore raciste et sexiste. Nous demandons aux agences générales de créer des outils, programmes, documents pédagogiques, réseaux et possibilités d’évangélisation pour autonomiser les femmes dans l’église et la société, y compris des ressources spécifiques sur les possibilités de leadership offertes aux femmes de moins de 35 ans, aux femmes non blanches aux États-Unis, aux femmes en-dehors des États-Unis, aux femmes se rétablissant suite à une addiction, aux femmes divorcées, femmes cadres, femmes paysannes, et aux femmes sceptiques sur l’église. Nous demandons instamment aux équipes chargées du développement de l’Église d’inclure des femmes issues des groupes susmentionnés pour aider l’Église à devenir un mouvement plus dynamique dans la vie des gens, plutôt qu’une simple institution religieuse. Concernant le développement du leadership à tous les niveaux, l’Église doit dédier de l’énergie, des ressources, des compétences et des prières en vue d’impliquer de nouvelles femmes laïques et membres du clergé à assumer des responsabilités d’encadrement.
  2. De se faire le champion de la parité économique et de la justice, en commençant par nos propres communautés. Notre dénomination, principalement axée sur l’Occident, doit témoigner par ses dons et ses actes sur le pouvoir de l’agapé en œuvrant activement pour le bien-être de tous. Cela est particulièrement essentiel dans notre travail avec les femmes et les enfants qui à travers le monde sont plus susceptibles que les autres groupes démographiques de vivre dans la pauvreté, ne pas avoir accès à des soins de santé de qualité, au logement et à l’éducation, et qui n’ont pas le pouvoir politique de transformer le système.  L’Église Méthodiste Unie doit montrer la voie en mettant en valeur le travail comparable et la valeur des femmes dans nos églises, nos agences et organismes connexes, en se faisant le champion notamment de structures de garde d’enfants et de soins de santé abordables, de l’égalité salariale, de l’aide financière, d’un soutien éducatif pour les femmes célibataires en Afrique et aux Philippines. Chaque agence et conférence annuelle devra soumettre un rapport à la Conférence Générale de 2012 sur la façon dont elle a impliqué les femmes, y compris les femmes de couleur, les femmes originaires d’Afrique et des Philippines, et les femmes de moins de 35 ans.
  3. D’évangéliser et d’identifier, de recruter et former des leaders parmi les femmes. Ces dernières années, certains commentateurs de la vie de l’église ont prétendu que les églises chrétiennes étaient devenues « trop féminisées » et par conséquent non pertinentes ou peu attrayantes pour les hommes. Mais ces mêmes observateurs ne tiennent pas compte du fait que malgré les décennies d’une direction des églises exclusivement masculine, et même face à une mauvaise interprétation étriquée et misogyne de la Bible visant à exclure les femmes ou à les blâmer de tous les péchés de l’humanité, nombre d’entre elles sont restées, activement et dans la joie, impliquées dans la vie de l’Église institutionnelle.  Nous demandons aux agences générales et aux conférences annuelles d’inclure dans leurs stratégies de développement des églises et de nouveaux discipolats des efforts pour atteindre les femmes de couleur, femmes jeunes, femmes pauvres, femmes cadres, adolescentes, femmes âgées, femmes immigrées, femmes rescapées de violences, femmes en prison, femmes sortant de prison, femmes en quête spirituelle, femmes élevant des enfants avec un faible revenu, etc.
  4. D’adopter une posture de « non tolérance » envers la violence sexuelle, le harcèlement et les abus dans l’église et la société. Selon certaines estimations de défenseurs de notre dénomination et de juristes, l’Église Méthodiste Unie a dépensé, entre 2000 et 2004, plus de 50 millions de dollars en frais juridiques, séances de conseil, médiations et réparations liés à l’inconduite et aux abus sexuels dans l’église commis par des laïcs ou membres du clergé. Bien que tout le monde puisse être touché par l’inconduite sexuelle, dans la plupart des cas l’agresseur est un homme et les victimes sont des femmes ou des enfants. Si les femmes ne peuvent avoir confiance en l’Église pour les croire, les protéger des abus et leur assurer une justice transparente lorsqu’il y a abus, cela remet en cause l’authenticité du témoignage de l’Église.  Cela pourrait leur laisser croire que l’Église – et par extension, Dieu – ne se soucie pas d’elles, et ne veut pas ou ne valorise pas leur participation. Nous appelons le Conseil des évêques à collaborer avec la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes en vue d’élaborer et mettre en vigueur des politiques, des lois et des pratiques efficaces, ainsi qu’à appliquer ces politiques et pratiques en vue de réduire le risque d’inconduite et assurer un dédommagement et des réparations justes aux victimes d’abus, le cas échéant.
  5. D’impliquer les femmes dans l’étude théologique, ainsi que dans l’élaboration et l’enseignement de la doctrine de l’église. Il n’y a pas de perspective strictement féminine ou de théologie féminine, ou de point de vue féminin du christianisme. Cependant, le point commun parmi de nombreuses femmes au sein de l’Église Méthodiste Unie est que leur participation au discours théologique est en général traitée comme « supplétive » de l’enseignement biblique et théologique  « classique ». Les perspectives féministes/féminines/mujerista sont souvent considérés comme subversives et traitées avec suspicion. Les débats sur le langage inclusif, la lecture des textes hébreux et grecs à travers les yeux des femmes, et la théologie de la libération – surtout si elle est débattue par des femmes – sont souvent considérés comme des menaces à la foi chrétienne, plutôt que des points de vue nouveaux, voire plus authentiques. Par ailleurs, les femmes laïques et femmes pasteurs dans les paroisses locales ne se considèrent pas souvent comme théologiennes ayant le droit d’étudier les Saintes-Écritures, d’adopter l’Évangile de façon novatrice, et d’offrir leurs enseignements à l’ensemble de l’Église. Nous exhortons la dénomination à affirmer l’importance du point de vue des femmes dans les débats théologiques au sein de la dénomination, et nous applaudissons le Conseil général de l’Enseignement supérieur et du Ministère pour son programme de bourses pour les femmes de couleur, qui autonomise et implique les femmes de couleur dans l’enseignement et dans le discours théologique. En outre, nous demandons au Conseil de surveiller les séminaires Méthodistes Unis pour veiller à l’inclusion des perspectives théologiques des femmes, cela devant être illustré par le nombre de professeurs titulaires, etc. De plus, nous invitons la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes à créer des programmes pour les églises locales avec des outils pédagogiques sur le langage inclusif, le sexisme, la création d’une église accueillante pour les filles, et les mythes sur les femmes et le leadership au sein de l’église. Et nous demandons aux membres actifs du Conseil des évêques d’étudier avec les pasteurs et dirigeants laïcs de leurs conférences annuelles respectives l’histoire des femmes prédicatrices et enseignantes dans l’église à l’aide du programme en six parties intitulé Women Called to Ministry (Les femmes appelées au Ministère), conçu par la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes et le Conseil général de l’Enseignement supérieur et du Ministère, disponible sur www.gcsrw.org.
  6. De créer un « bulletin de notes » sur les mesures prises par chaque agence et conférence annuelle pour vaincre le sexisme. La Commission générale sur le statut et le rôle des femmes devra créer des outils de surveillance en nombre suffisant, des groupes de réflexion, des audits à distance et des enquêtes ainsi que des normes de base

ÉRADICATION DU SEXISME DANS L’ÉGLISE 3443.

permettant d’évaluer les progrès accomplis par chaque conférence annuelle et agence générale en termes de pleine participation des femmes, de démantèlement du sexisme institutionnalisé et de gestion de l’inconduite sexuelle.

Ressources recommandées : www.gcsrw.org, www.umsexualethics.org; The Journey Is Our Home: A History of the General Commission on the Status and Role of Women, (Historique de la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes) Carolyn Henninger Oehler, 2005 ; Résolutions N° 2044 de 2008, « Inconduite sexuelle dans les relations ministérielles, » et N° 2045 « Éradication du harcèlement sexuel dans l’église et la société. »

ADOPTÉ EN 2008

AMENDÉ ET RÉADOPTÉ EN 2016, RÉSOLUTION N° 3442, LIVRE DES RÉSOLUTIONS 2012 

RÉSOLUTION N° 3443, LIVRE DES RÉSOLUTIONS 2008,  

RÉSOLUTION N° 190, LIVRE DES RÉSOLUTIONS 2004 

RÉSOLUTION N° 180, LIVRE DES RÉSOLUTIONS 2000 

Cf. Principes sociaux, ¶ 163.

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3443. Éradication du sexisme dans l’Église.

Attendu que le sexisme continue d’être une force répandue et systématique dans notre église et dans notre société ; et

Attendu que le sexisme prive l’église et la société de la possibilité d’utiliser les compétences et les talents des femmes ; et

Attendu qu’une enquête effectuée par la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes en 2007 auprès des églises locales aux États-Unis a révélé que seulement 55 % des églises de petite taille et 62 % des  églises ayant un grand nombre de membres ont des politiques contre le harcèlement sexuel ; que les études sur le langage inclusif sont rares au sein des congrégations locales où 4 % des laïcs et 31 % des membres du clergé seulement disent utiliser un langage inclusif en faisant référence à Dieu ; que les congrégations urbaines ont plus souvent des programmes d’études sur le langage inclusif, des politiques relatives au harcèlement, et des rôles diversifiés pour les femmes laïques (membre du conseil d’administration, placeuses par exemple) ; et

Attendu que l’Église maintient son engagement pour l’éradication du harcèlement sexuel à l’encontre des enfants, des employés, des volontaires, des membres du clergé et de leurs familles et des membres des congrégations. Signalons que l’inconduite sexuelle demeure un problème grave dans nos conférences où 1 femme sur 33 est touchée par le harcèlement sexuel lors de réunions dans les églises locales ou lors du culte ; qu’un nombre alarmant de congrégations locales n’ont pas de politiques, procédures ou formations en place destinées aux laïcs et aux membres du clergé en vue de faire cesser et de prévenir le harcèlement et l’inconduite sexuels ;

3443.

Attendu que les femmes constituent 58 % de l’effectif de la dénomination mais n’occupent qu’un cinquième des postes de haute direction au sein des conférences annuelles des États-Unis, et lorsqu’elles sont leaders elles sont principalement reléguées à des comités sans grand pouvoir financier tels que les ministères et groupes de plaidoyer féminins, s’occupant de causes raciales-ethniques, et ministère pour la jeunesse plutôt qu’à des comités exerçant une influence considérable et un contrôle sur le financement et l’allocation de fonds aux ministères des conférences annuelles ; et que les femmes employées par les agences générales des églises occupent 77 % des postes de travail administratif et de secrétariat (données du Conseil général sur les finances et l’administration 2009 ; Women by the Number : numéros de novembre 2010, décembre 2010, janvier 2011 et mars 2011 ; THE FLYER) ; et

Attendu que l’Église continue de perdre des femmes pasteurs qui quittent le ministère des églises à la faveur de formes plus accueillantes de ministère, indiquant un sexisme persistent, subtil et souvent incontesté qui nie aux femmes de l’Église Méthodiste Unie la possibilité de participer pleinement et de façon égale à tous les domaines de l’Église ;

En conséquence, il est résolu  que la Conférence Générale continuera de s’engager pour l’éradication du sexisme dans l’église et qu’elle affirme le travail et les tâches de la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes et des commissions connexes des conférences annuelles et de leurs homologues ; et

Il est en outre résolu que chaque commission de conférence annuelle ou son équivalent recevra un soutien financier pour poursuivre des projets visant à éduquer les membres des églises locales sur les questions du sexisme et parrainer des formations au leadership qui permettront aux membres des commissions des conférences annuelles d’être de meilleurs défenseurs de toutes les personnes recherchant l’équité et l’inclusion ; et

Il est en outre résolu que chaque conférence annuelle, séminaire Méthodiste Uni et toutes les institutions liées à l’Église Méthodiste Unie doivent avoir en place des politiques sur le harcèlement sexuel et l’égalité des chances ; et

Il est en outre résolu que chaque conférence annuelle et congrégation locale est appelée à mettre en place une politique, des procédures et des possibilités de formation pour les laïcs et les membres du clergé en vue de faire cesser et prévenir le harcèlement et l’inconduite sexuels ; et que les progrès vers une conformité totale seront présentés dans un rapport de l’Office épiscopal à la demande de la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes. La Commission sera chargée de rendre compte à la Conférence Générale de  2016 ; et

SOUTIEN DE L’ÉGLISE LOCALE AUX JEUNES 3461.

Il est en outre résolu que la Conférence Générale appuiera la Commission générale sur le statut et le rôle des femmes dans son travail d’agence de défense et de surveillance des questions liées aux femmes, en vue d’augmenter les possibilités pour les femmes cadres, de promouvoir l’égalité dans l’obtention de postes à responsabilités, et d’encourager l’inclusion dans tous les aspects de l’Église Méthodiste Unie.

ADOPTÉ EN 1996

AMENDÉ ET RÉADOPTÉ EN 2004, 2012

RÉSOLUTION N° 3443, LIVRE DES RÉSOLUTIONS 2012 

RÉSOLUTION N° 3444, LIVRE DES RÉSOLUTIONS 2008  

RÉSOLUTION N° 48, LIVRE DES RÉSOLUTIONS 2004 

RÉSOLUTION N° 40, 2000

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